Je n’arrive pas à travailler seul : résoudre ce blocage

Lorsque vous avez le choix, entre votre travail et du divertissement, succombez-vous à l’agréable ?

Et comment vous sentez-vous, au fil des heures qui s'écoulent ?

La culpabilité vous ronge-t-elle ?

Je sais, ça fait mal.

Mais contrairement à ce que raconte les gourous à deux balles, la capacité à travailler seul n’est pas qu’une question de volonté.

Il n’y a rien d’inné là-dedans, et décider très fort n’est pas la solution.

La volonté est un ensemble complexe, comprenant :

  • Contexte
  • Perception d’autrui
  • Perception de soi
  • Préparation
  • Habitudes
  • Techniques et astuces
  • ...

C’est un sujet épineux, et une souffrance pour beaucoup. Notamment les jeunes ambitieux qui ne saisissent pas pourquoi ils font face à de tels blocages.


Atteindre ses objectifs, une question de discipline

Téléchargez le guide "Travailler seul en période de COVID-19", un PDF qui détaille les actions à mettre en place pour chaque partie de votre journée.

La mauvaise nouvelle

Bâtir une discipline est un travail à long terme. Nul raccourci ne saurait perdurer dans le temps.

Cela nécessite du travail et du dévouement.

Alors, avant même de songer à construire votre rigueur, vous devez trouver autre chose : une ambition.


Les deux types de personnes rigoureuses

Permettez-moi de jouer à l’américain sans nuance (pour la clarté du propos).

Il existe deux types de personnes faisant preuve de discipline :

  • celles qui y sont contraintes
  • celles qui l’ont construite

Les contraintes : un environnement de travail, des comptes à rendre, etc. Elles supposent une supervision extérieure.

A l'opposé, les personnes disciplinées sans supervision le font pour elles, elles ne rendent véritablement de comptes qu’à elles-mêmes.

Et elles ont toutes en commun une chose : une ambition. Une raison.


Travailler seul sans ambition

Alors, il me sera très difficile de vous aider.

A quoi bon avancer sans but, autant partir à la découverte, plutôt que travailler des années pour finalement admettre que “cette voie n’est pas faite pour moi”, même si vous le saviez dès le début.

Car c’est bien de cela dont il est question : une ambition, ça ne vous tombe pas dessus, ça se découvre, graduellement.

Autrement dit, inutile de naviguer sans cap.

Concentrez-vous sur la détermination d’un objectif personnel, qui vous tient à cœur, avant de penser à travailler dur.

Si vous avez déjà une ambition

Alors vous possédez la base fondamentale : une raison de vous discipliner.

On peut commencer.

Cependant, dans cet article je ne peux pas détailler l’ensemble des actions à mettre en place pour bâtir votre discipline.

J’ai créé un guide pour cela.

Non, ce que je vais faire, c’est vous donner un principe simple, duquel résultent 3 conseils, que vous pourrez appliquer dès la fin de votre lecture.

Car c'est un principe qui coule de source. A cause de cela, il apparaît comme négligeable.

Or, n’est pas facultatif ce qui n’est pas complexe.

J’insiste sur une chose : si vous êtes ambitieux et avez cliqué sur cet article pour résoudre votre problème, appliquez immédiatement ces conseils.

C’est le pacte.

Sinon cette information tombera dans l’oubli avec toutes les connaissances du type “Culture G / Développement personnel” jamais sollicitées, utilisées ou testées.

Etes-vous d’accord ? Bien.


Une question de barrières

Pourquoi procrastinez-vous ? 

Car c’est plus agréable ? Certainement. C’est une habitude ? Très probablement.

Mais il y a une raison plus fondamentale.

Parce que c’est facile.

Nous sommes humains, nous cherchons la facilité, nous fuyons l’effort, hormis lorsque nous y sommes contraints.

Se divertir est plus facile que travailler seul avec discipline.

Pourtant la culpabilité vous ronge le soir, c’est une forme de souffrance. Pourquoi ne la fuyons-nous pas ?

C’est sans compter notre inexistante faculté à concevoir le long terme.

Pour l’Humain du matin, le soir, c’est loin.

Voilà le problème : se divertir possède moins de barrière à surmonter que travailler seul.

Les obstacles pour se divertir sont moindres, inexistants. Ce sont, au contraire, non pas des barrières mais des aimants.

Comment lutter contre cette envie dans un monde si riche de divertissement ?


Avec de la méthode

Et en voici la première étape.

Si vous comprenez qu’il est plus facile de se divertir que de travailler seul, alors celle-ci sonnera comme une évidence.

Voici vos deux missions :

  • Ériger un maximum de barrières devant les distractions
  • Fracasser au maximum les barrières devant votre travail

Et dans le meilleur des cas, réussir à faire en sorte qu’il soit plus facile de travailler seul que de vous distraire.

Alors, vous aurez véritablement gagné la première bataille, le chantier de votre discipline aura démarré.

Mais comment faire ?


Les barrières à ériger

Vos ennemis ont des noms : Facebook, Instagram, Snap, Netflix, Youtube, Wakanim, Steam (& al.), Epic Games, ...

Qui sont les plus coriaces d’entre eux ? Vous devez les identifier.

Regardez vos statistiques d’utilisation, observez-vous la journée, faites un peu d’introspection.

Sur quelles plateformes passez-vous le plus de temps ? 

Et en fonction d’elles, placez des obstacles.

Voici quelques exemples : 

  • Déconnectez-vous : vous devrez alors saisir vos identifiants (et les retenir), ce qui en découragera plus d’un (la lâcheté a parfois du bon)
  • Installez des plugins : de petites extensions qui masquent votre fil d’actualité, qui suppriment l’onglet recommandation de Youtube, etc
  • Supprimez vos applications : si votre portable vous a asservi, reprenez le contrôle. De toute façon, vous pourrez y accéder depuis votre PC. Si vraiment ce n’est pas possible, déconnectez-vous, c’est un minimum.
  • Rangez vos applications dans des dossiers, masquez vos icônes, supprimez les raccourcis, les favoris : plus le chemin est long, moins vous serez enclin à l’emprunter.


Le plus dur n’est pas d’agir, c’est de décider.

Si ces actions vous paraissent difficiles, c’est une bonne chose, c’est que vous touchez à ce qui fait mal. Votre problème réside ici.

Ces exemples illustrent le principe suivant : mettre de la distance entre vous et le divertissement.

Car même si ces activités seront toujours faciles d’accès, ce sera simplement plus long de s'y adonner. C’est déjà un pas en avant.

Ce principe est tout autant applicable à vos activités du monde réel. Si vos bouquins de science-fiction ou votre irrésistible envie de cookie (#confinement) sont des excuses pour quitter ou échapper à votre travail, mettez de la distance.

Je vous laisse trouver des solutions.


Une question de sacrifice

Je rappelle que vous faites cela parce que vous avez un but.

J’entends déjà Jean-Michel Bonne Conscience dire que j’encourage les gens à s’aliéner au travail en dépit d’activités épanouissantes telles que la lecture, les films d’auteur ou la cuisine sans gluten.

Mais on ne peut pas tout (a)voir.

Un choix c’est avant tout un refus, un sacrifice. Une personne ambitieuse se doit d’en faire. Et honnêtement, ceux qui ne se refusent rien par peur de manquer quelque chose finissent par manquer le plus important : l’intensité dans un sujet que l’on aime. Ou la passion, dirait-on.

Alors Jean-Michel Coach Lifestyle Culturel à la française, à la prochaine.

Bien, vous allez bientôt pouvoir vous y mettre.

Mettre de la distance entre vous et les distractions est une nécessité si vous souhaitez arrêter d’y succomber. Une fois cela fait, vous passerez à la démolition.


Les barrières à fracasser

Vous avez votre massue ?

A nouveau, une présentation des ennemies s’impose :

  • La barrière physique (aka. bureau bedroom bordel)
  • La barrière mentale immédiate (aka. le réflexe de fuite)
  • La barrière mentale projetée (aka. la perspective de la souffrance) - la pire, la plus vicieuse


Ennemi n°1

Celui-ci réunit l’ensemble des barrières qui se dressent entre vous et le travail, dans votre environnement extérieur.

C’est le boxon dans votre chambre ? Rangement.

Vos cahiers, vos notes sont désorganisé(e)s ? Restructuration.

Pas d’espace de travail dédié ? Je ramène le ciment, je vous laisse le reste.

Vous jouez sur le même PC que celui sur lequel vous travaillez ? Un deuxième profil d’utilisateur s’impose.

Une fois de plus, le principe est simple, les actes sont lucides ou presque (avec un peu de créativité), le plus dur est de s’y mettre, c’est de décider.

C’est donc un exemple parfait pour introduire notre ennemi n°2, ainsi que l’arme avec laquelle vous le trancherez.


Ennemi n°2

Votre cerveau est un outil de survie d’une efficacité incroyable. Face à un danger, l’instinct de survie prend le relais.

Par exemple, je ne cours jamais aussi vite que poursuivi par une guêpe. Pourtant je suis ex-athlète spécialisé 100m, je devrais savoir faire cela sur commande. Jamais mes entraînements n’ont été plus efficaces qu’une guêpe.

En cas de danger, votre cerveau cherche des solutions. Il répond à l’une de ses éternelles fonctions : comment éviter de souffrir ? 

Dans votre cas, travailler seul est un danger imminent, une souffrance imminente.

Que fait votre cerveau ? Il pense à toutes les options de divertissement possibles auxquelles vous pourriez céder dans la seconde.

Que ce soit le répit d’un 4ème café (mon préféré) ou l’annulation de la journée par le Binge Watching de You, toutes les pensées sont bonnes pour ne pas travailler seul.

Votre arme, la saturation mentale.

Un concept popularisé par Mel Robbins (dans un livre de 227 pages qui se résume en un paragraphe - elle est américaine pour sa défense). Aussi appelé : la règle des 5 secondes.

Le principe :

  • Focalisez-vous un instant sur votre travail
  • Décomptez de 5 à 0 mentalement
  • Mettez-vous mécaniquement à votre travail

Deux cent vingt sept pages.

Cette fois le principe est juste simpliste, et la tentation de le complexifier pour la beauté de la forme est omniprésent. Mais je résiste.

Juste, essayez (pour appliquer le plan d’attaque contre l’ennemi n°1 par exemple).

Si cela ne fonctionne pas, c’est à cause de l’ennemi suivant.


Ennemi n°3

Je vous l’ai dit, c’est le plus vicieux. 

Et le responsable est encore une fois votre cerveau. Sauf que cette fois, c’est pire. Il ne réagit pas à un danger imminent. 

Mais il anticipe un danger, une souffrance.

Il vous fait procrastiner grâce à l’idée que vous puissiez souffrir en travaillant. Qui plus est, il exagère cette perception.

Car le plus dur, c’est toujours de s’y mettre.

Votre arme : la règle des 5 minutes (si quelqu’un peut me retrouver l’auteur - sûrement un bouquin de 289 pages).

Le protocole : 

  • Identifiez votre travail
  • Réglez un minuteur sur 5 minutes (et si possible, pas votre portable)
  • Considérez ces 5 minutes comme le temps maximal que vous passerez à bosser aujourd’hui
  • Utilisez la règle des 5 secondes pour commencer

Les 5 secondes vous permettront cette fois de commencer, et une fois passée les 5 minutes, vous constaterez vite que vous continuerez. 

Ces 5 minutes de travail réduisent l’anticipation de la souffrance. Au pire, ce ne sont que 5 minutes.


Bâtir votre rigueur

Retenez ceci : sans application, ces conseils ne valent rien.

Vous devez essayer, vous n’avez rien à perdre, c’est une certitude.

Je pense même que vous avez tout à gagner.

Si vous parvenez à relever ce premier défi, voilà ce qui vous attend.

Former une discipline forte au service de votre ambition demande de la méthode et du temps.

Du travail, tous les jours.

Le temps ne dépend que de vous.

C’est vous qui déciderez si vous agirez ou non.


Cependant, concernant la méthode, j’ai encore quelque chose pour vous.

Après avoir suivi plusieurs dizaines d’étudiants, j’ai créé un condensé des conseils et habitudes les plus efficaces.

Si vous l’appliquez sérieusement, vous ne souffrirez plus de procrastination. Vous travaillerez enfin au niveau de votre ambition.

Surtout en cette période de confinement et de pandémie. La motivation, la rigueur, ce sont des compétences, ça se travaille, ça se développe.

Et si vous ne voulez pas finir écrasés par les répercussions de cette crise, vous devez vous armer.

Ce guide est une arme, faites-en bon usage.

Valentin
 

Dans un monde de plus en plus exigeant, être dans la "moyenne" n'est plus une option viable. Et puis que l'Ecole semble avoir oublié de nous enseigner les fondamentaux de l'apprentissage, c'est à nous de nous prendre en main.

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