Trouver la motivation d’étudier (la règle des 10 minutes)

Il est tout de même curieux, alors que l'on sait ce qui est bon pour nous, de continuer à faire ce qui nous desserre, notamment : procrastiner.

Or, que ce soit pour vos études ou votre vie quotidienne, vous savez qu'il est bon d'apprendre de nouvelles choses, d'étudier de nouveaux thèmes, d'acquérir de nouvelles connaissances.

Alors pourquoi, cela en tête, continuons-nous à procrastiner ?

Comment trouver la motivation ? 

Mais est-ce vraiment une question de motivation ? Le vrai problème est-il de réussir à faire ce qui est bon pour nous, ou arrêter de faire ce qui nous nuit.

Souvent, c'est le second cas.

Il est davantage question d'arrêter de remettre à plus tard, plutôt que de trouver la force de s'y mettre maintenant.

Ce n'est qu'une variation, mais elle est importante.

D'où vient la procrastination ? 

Vous êtes en période d'examens, vous avez beaucoup de cours à étudier, à ficher, vous devez vous tester sur des QCMs, des dissertations, etc.

La tâche vous semble énorme, immense, il y en a trop pour tout faire aujourd'hui. Vous le savez.

Alors, la réponse rationnelle c'est d'y aller petit à petit, pour faire fondre la montagne de travail progressivement.

Mais puisque vous ne savez détourner les yeux de la montagne, vous vous démotivez. Résultat : vous remettez à plus tard.

Je vous rassure, c'est absolument humain, on ne monte pas l'Everest en fixant le sommet.

Dans ce genre de situation, ce que vous expérimentez se nomme l'inconfort.

La source de la procrastination

En effet, c'est à cause de cette sensation que vous cherchez à fuir. C'est aussi comme cela que se forment toutes les mauvaises habitudes : 

  • le stress vous fait manger du sucre
  • la douleur vous fait boire
  • l'ennui vous fait fumer

Toute situation d'inconfort crée un besoin de fuite. Procrastiner, ce n'est pas juste remettre à plus tard, c'est faire fuir l'inconfort de devoir étudier.

Et vous savez ce que l'on obtient : un pattern, un schéma, une habitude.

La procrastination n'est rien d'autre qu'une habitude de fuite face à la difficulté d'une tâche non-urgente. Disons que cette procrastination est devenue chronique. Et vous ne vous mettrez au travail que dans l'urgence (soit la veille des examens).

Le cercle de la procrastination

Mais le plus gros problème de cette procrastination, c'est la réaction que vous pouvez avoir face à elle.

Nous pouvons nous classer en deux grandes catégories : 

Les "accusateurs" : à savoir, toute phrase du type "C'est à cause d..." + cause extérieure :

- C'est à cause de mes voisins, ils font toujours la fête et je n'arrive pas à m'y mettre

- C'est à cause de mes potes, ils sortent et m'incitent toujours à les accompagner

- Facebook/Insta/Snap (Tik tok ?) est un cauchemar, il est sur tout mes appareils, impossible d'y échapper (5 minutes avant d'y retourner)

Les "auto-châtieurs" : toutes les formulations visant à douter, se remettre en question, pointer du doigt ses propres compétences, sa détermination, ses acquis, etc. C'est ma catégorie. "Je ne suis pas assez si, je fais trop ça, je ne mérite pas cela, ..."

En effet, rares sont ceux qui relativisent, s'excusent et réussissent à s'y remettre tranquillement. Comme beaucoup, vous vous êtes reconnus dans l'une de ces catégories, n'est-ce pas ? 

La fin de la procrastination

Cependant, maintenant que vous avez une idée plus précise de ce qu'est la procrastination, ainsi que de son origine, il est temps d'y mettre fin (en grande partie).

Notamment pour retrouver et garder la motivation d'étudier.

En effet, comprendre un minimum sa propre psychologie est déjà un grand pas vers la progression de soi. Et être capable de retrouver sa motivation sur demande est une sacrée avancée.

Pour cela, j'ai nommé : la loi des 10 minutes.

Celle-ci peut-être déclinée en 2 parties, une pour se mettre au travail, une pour éviter les distractions.

Elles ne viennent pas des mêmes travaux en psychologie, mais les principes sont suffisamment semblables pour être regroupés.

Se mettre à étudier

Souvenez-vous, personne ne monte l'Everest en regardant le sommet. Autrement dit, il faut avancer étape par étape, petit pas par petit pas, les grands objectifs sont sources de démotivation.

Pour trouver le courage de démarrer le moteur, vous devez réduire votre perspective de travail à quelque chose de simple, d'atteignable, de facilement saisissable et réalisable. Vous l'aurez deviné, vous devez réduire votre travail à 10 minutes.

Attention, je ne dis pas que vous allez travailler 10 minutes. Vous devez simplement vous convaincre, d'une voix douce et amicale si possible dans votre tête, que vous vous apprêtez à ne travailler que 10 minutes.

Faites ce qu'il faut pour vous convaincre, mettez un minuteur au besoin. Votre seul et unique objectif est de commencer, non pas de commencer avec l'optique de terminer, simplement vous y mettre.

On a vu juste avant que la procrastination vient du désir de fuite de l'inconfort. Mais savez-vous ce qui est véritablement inconfortable dans le travail ?

La perception que l'on s'en fait avant de s'y mettre. L'anticipation des efforts futurs.

Et oui, il suffit de commencer pour persévérer. Je ne dis pas que vous travaillerez 5 heures d'affilée, mais vous n'aurez qu'à refaire l'exercice, après une pause bien méritée.

Dix minutes, c'est tout ce que vous devez vous demander.

Eviter d'être distrait

Maintenant, bien que vous ayez réussi à vous mettre au travail, vous risquez d'être distraits. Il existe deux sources de distraction : interne et externe.

Pour ce qui est de l'extérieur, il suffit d'éviter les rappels potentiels. Mettez votre téléphone en sourdine et hors de vue (et de portée), paramétrez votre pc pour qu'il n'affiche aucune notification, évitez les distractions visuelles comme les passants dans la rue (infernal ça), mettez une douce musique de fond s'il y a des travaux en bas de chez vous (encore plus infernal), ...

Concernant les distractions internes, elles se résument en un seul mot : l'envie. Votre portable n'est pas à portée mais vous avez envie d'aller le chercher, Youtube n'est pas ouvert mais il suffit de l'écrire sur Google, ...

C'est là qu'il faut jouer avec son mental.

Il existe un principe simple concernant l'envie : aucune ne dure indéfiniment. Chaque envie finit par se consumer d'elle-même, si on l'observe avec curiosité puis qu'on la traite avec désintérêt.

C'est ce que vous allez faire : observer puis traiter avec désintérêt.

La méthode est simple, lorsque surgit l'envie de vous distraire :

  • Posez-vous tranquillement, faites une pause de 2 minutes, sans rien faire et sans céder à l'envie en question
  • Pendant ces quelques instants, observez avec curiosité votre envie. Posez-vous des questions, cherchez son origine, juste pensez-y de manière curieuse.
  • Alors que vous l'observez, autorisez-vous à y céder, mais à une condition absolument non-négociable : dans 10 minutes.​​​​
  • Continuez de l'observer 

Quelques instants plus tard, vous vous rendrez compte que l'envie s'en est allée, qu'elle n'était qu'une pulsion passagère, une distraction temporaire. Vous pouvez vous remettre à réviser sereinement.

N'hésitez pas à refaire l'exercice si une envie resurgit, c'est en même temps un petit moment de détente, de pause.

Essayez dès aujourd'hui

Si vous devez réviser, étudier, apprendre quoique ce soit aujourd'hui, testez l'une des deux (voire les deux) méthodes en fonction de vos difficultés.

Elles sont simplistes à mettre en place, et d'une grande efficacité.

Et témoignez en commentaire, pour inciter les autres à faire de même !

Aussi, peut-être rencontrez-vous d'autres problèmes au cours de vos études ? Mémorisation, concentration, organisation, méthodologie d'apprentissage ou appréhension de la compréhension ? 

On peut en parler 20/30 minutes pour trouver une solution. C'est tout simple, il suffit de t'inscrire en-dessous :

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Que ce soit mémorisation, concentration, organisation, méthodologie, il existe une solution.


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J'espère que l'article vous a été utile, s'il vous a plu, vous devriez aussi aimer :
Valentin
 

Dans un monde de plus en plus exigeant, être dans la "moyenne" n'est plus une option viable. Et puis que l'Ecole semble avoir oublié de nous enseigner les fondamentaux de l'apprentissage, c'est à nous de nous prendre en main.

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