PACES : les fondamentaux pour réussir

La PACES est sans doute l'une des filières les plus redoutées. A raison.

  • Compétition permanente
  • Sélection rude
  • Année intense
  • Surmenage
  • stress
  • Doute ... (Trahison, enquête, romance).

Vous voyez le genre.

Mais outre le contexte, c'est probablement le manque de préparation qui a l'impact le plus négatif sur les étudiants.

Le lycée est une promenade de santé, un long fleuve tranquille. Ce calme ne prépare pas au Maelstrom à venir. Et il est facile de se sentir perdu.


Alors, quel est le premier réflexe ?

Chercher des conseils, pleins de conseils, tous les conseils. Des témoignages de primants, de majors, de P2, n'importe qui. Tout est bon à prendre.

Les premières vidéos sont motivantes : "Mais c'est possible en fait !". Puis le doute se réinstalle (coriace le bougre) : "Pourquoi se contredisent-ils tous ?"

L'étape suivante, c'est d'acheter des bouquins, lire des articles, ... Cependant, quelque chose sonne faux. Pas de secret, pas de notice IKEA.

Les grandes lignes ressemblent à ça :

  • Restez motivés
  • Faites du sport
  • N'accumulez pas de retard
  • Soyez organisés
  • Faites des QCM
  • Travaillez dur
  • Sachez vous reposer

Cela semble aussi logique qu'important. Pourquoi est-ce si décevant ?

Parce qu'il manque quelque chose, les fondamentaux qui font que tout cela a du sens.

Vous sortez du lycée, refaites une PACES, changez d'orientation, ... peu importe, pour réussir, vous avez besoin de changement. Et retourner aux fondamentaux est le meilleur moyen de changer.

Ce sont des lois dont personne ne saurait démontrer l'artifice.

C'est hyper important car tout témoignage n'est pour vous qu'une hypothèse appartenant à un contexte précis.

Je vous invite donc à ce voyage : un retour aux sources de l'apprentissage, qui vous permettra d'adapter les conseils qui vous correspondent et de construire une méthodologie de travail personnelle efficace.


N'importe qui peut réussir une PACES

Mais vous n'êtes pas n'importe qui. Vous êtes uniques, vous avez donc besoin de vous connaître. C'est par là que vous allez commencer : vous étudier afin de saisir vos mécanismes et leviers les plus importants (ambition, motivation, perception et réception de l'information, facilités, ...).

Cette connaissance vous aidera à disposer précautionneusement des deux ressources les plus fondamentales de votre année de PACES :

  • votre temps
  • votre énergie

C'est à partir de ces fondamentaux que je vous proposerai des pistes de réflexions, des techniques et des réflexes à mettre en place. Mais c'est vous qui trancherez.

Construire une méthodologie de travail et d'étude n'est pas un travail linéaire, mais un cycle. Votre méthodologie de travail sera de plus en plus efficace au fil du temps.

Il n'y a pas de recette miracle car il n'y a pas de changement instantané. La vitesse à laquelle vous vous améliorerez dépendra de votre investissement.

Un investissement en vous.

Apprendre à vous connaître

1) Votre premier sujet d'étude

Vous étudier est plus important que n'importe quelle UE. Et ce pour une raison assez simple : mieux vous vous connaîtrez, plus vous aurez de chance de réussir votre PACES.

J'insiste sur « votre » PACES.

Aucun étudiant ne vivra l'année de la même manière. Les peurs, les victoires, les angoisses, les ambitions , les projets, les raisons d'avoir fait ce choix, l'affinité avec les domaines de la santé, etc. Toutes ces variables changent d'un étudiant à l'autre.

Réussir « votre » PACES, c'est vous considérer comme votre plus grand projet.

Ainsi, vous aurez de nombreux choix à effectuer.


Comment s'étudier efficacement ?

Bien que les méthodologies varient d'un individu à l'autre, elles reposent toutes sur le même principe : comprendre vos pensées, interactions, émotions, …, en y prêtant attention.

De nombreux grands Hommes tenaient des carnets de notes, des journaux, etc.

D'autres préféreront un journal vocal, un album, la méditation, … Peu importe le moyen, tant que le sujet est attentivement étudié. A vous d'en tirer des conclusions et des leçons à appliquer.

Vivre intensément, c'est être attentif.


La réussite

Puisque vous êtes votre plus grand projet, vous êtes votre priorité. Réussir votre PACES est un challenge ambitieux, cela requiert investissements et sacrifices.

Votre temps est limité. On ne peut pas tout faire, on ne peut côtoyer tout le monde.


2) Votre entourage en PACES

Comment allez-vous gérer vos amitiés, votre famille, votre couple, votre duo/trio/groupe d'étudiants ?

Qui devient une priorité ? De qui devez-vous vous éloigner.

J'ai plusieurs fois abordé le sujet dans d'autres articles sur Marginal Sup et d'autres blogs, on me fait souvent la réflexion quant aux « sacrifices », que je ne devrais pas être si radical. Et je comprends, c'est normal, personne n'aime s'éloigner d'autrui.

Mais je l'affirme une nouvelle fois : L'ambition exige des sacrifices. Il faut du courage.

Comment réagira votre entourage si vous déclinez toutes leurs invitations en soirée durant deux semestres ?

Les sorties ne sont qu'un exemple, les situations sont nombreuses.

Fondamentalement, vous devez prioriser les objets de votre temps et de votre énergie.

J'ai pour vous un principe dont vous pouvez vous inspirer.


Big Two

Outre les activités essentielles à notre vie, toutes peuvent rentrer dans ces 4 catégories :

  • Travail
  • Amis
  • Famille
  • Hobbies

Tout le monde devra choisir « travail ». Quel sera donc votre deuxième choix ?

Évidemment, faire un choix n'est pas exclure entièrement les autres catégories. Mais vos deux choix seront votre ligne de conduite, vos véritables priorités.

Il existe aussi de rares cas où le travail est aussi votre hobbie, votre groupe d'étudiants est votre groupe d'amis, vos amis sont fondamentalement votre famille ou travaillent tous avec vous. Mais ne vous voilez pas la face pour réaliser de faux-choix.

Aussi, gardez à l'esprit que c'est un choix purement temporaire : moins d'un an. Et purement contextuel : l'exigence de la PACES.

Si vous êtes clairs avec vous-mêmes ainsi qu'avec votre entourage, si chacun comprend le contexte de ce choix, vous le vivrez bien (je vous le promets).


(Re)définir son entourage

Choisir qui l'on côtoie est important, car nous sommes un animal social : notre entourage nous influence.

Vous en êtes probablement conscients, notamment pour l'entourage « négatif ». Mais il y a aussi ceux qui vous tirent vers le haut.

Nous sommes humains, nous apprenons par référence, nous faisons sauter nos barrières psychologiques en côtoyant ceux les ayant dépassées :

  • Vous voulez réussir la PACES ? Côtoyez des personnes qui vous poussent dans ce sens.
  • Vous avez peur ? Côtoyez des personnes rassurantes.
  • Vous êtes ambitieux ? Échangez avec des gens ambitieux.
  • Vous avez la déprime facile ? Parlez aux optimistes qui comprennent votre contexte.

Vous avez saisi le schéma. Entourez-vous de gens répondant à vos besoins.

On ne parle pas assez de l'entourage, c'est assez tabou. Je me le permets car l'article s'adresse à chacun. Mais vous me verrez bien plus prudents si vous m'envoyez un mail à ce sujet.


3) Le biais des survivants

Mais il faut faire attention. Tout comme les témoignages de primants et de majors, prenez leurs conseils avec des pincettes et disséquez-les (pas besoin d'attendre la deuxième année pour ça).

Pourquoi ?

Parce que les meilleurs sont des exceptions statistiques. Vous ne pouvez vous contenter du témoignage d'une seule « exception ». Il vous en faut beaucoup, récolter les données et les analyser pour en déduire les points communs de ces gens.

Le principe s'applique de la même manière aux P2 que vous côtoyez. Échanger avec eux, c'est bien, cependant il vous faut beaucoup de témoignages. Les bons conseils se déduisent.

Généralement, les gens ont la prudence de parler d'expériences et de ressentis « personnels ». Faites preuve de la même prudence qu'eux.

La psychologie humaine est un sujet bien trop vaste pour être traité entièrement par une seule personne (encore moins dans un seul article).

Mais vous étudier reste primordiale, c'est un travail que vous devez effectuer. Et ce pour une raison très simple que j'ai déjà évoqué, l'optimisation de vos ressources les plus précieuses :

  • votre temps
  • votre énergie

Maîtrisez votre temps

On ne contrôle pas le temps, on maîtrise son rapport avec lui.

Connaître à l'avance la quantité dont vous disposez vous épargnera de nombreux doutes. Une grosse quantité de travail n'est pas si impressionnante, si vous en percevez le coût en temps.

Il y a donc deux grands principes à garder en tête dans la gestion de son temps :

  • Supprimer le gâchis
  • Investir intelligemment

Vous ne pouvez pas vous permettre de « passer du temps ». Mais l'investir dans le repos, le divertissement ou l'entourage est une bonne chose si vous en gagnez à long terme, ou en retirez de l'énergie.

Déprimer rend généralement contre-productif.

Chaque minute doit être vécue intensément. Par exemple, malgré la considérable charge de travail que je m'impose (~80h/semaine), je garde toujours du temps pour ma copine. J'essaie aussi de passer du temps avec ma famille ou mes amis ainsi que jouer aux jeux vidéos.

Bien sûr, je ne peux tout faire chaque semaine. Mon « Big Two » est « travail » et « famille » (j'y inclus ma copine). Parfois, je m'autorise à voir mes amis, ou à jouer. Mais je maîtrise mon temps. Je n'accumule pas de retard dans mon travail (je peux encore suivre aujourd'hui).

J'y parviens parce que je m'étudie. L'ouvrage ne sera jamais achevé, mais à ce jour, je suis en mesure de garder le contrôle.


Et vous aussi allez apprendre à le faire.

Vos priorités sont personnelles, je m'abstiendrai donc de vous aiguiller sur ce sujet. Cependant, je peux vous parler du travail.

Pour maximiser votre efficacité et votre productivité quotidienne, vous devez comprendre d'autres sujets importants : l'organisation, la gestion du retard, le sommeil et la compréhension/mémorisation à long terme.


1) Avancement, priorités et urgences

Outre garder la motivation (chose que l'on abordera plus tard), savoir précisément où vous en êtes dans l'étude de vos cours vous permettra de réaliser une planification efficace.

Les cours changent assez peu d'une année à l'autre en PACES (nous verrons en 2020-2021 avec la réforme). Vous avez donc déjà la possibilité de connaître l'ensemble du contenu de chaque UE à l'avance, ainsi que la date des cours.

« Knowledge is power. »

L'expression « avoir un temps d'avance » n'est pas anodine, si vous planifiez à priori et non à posteriori, vous aurez un avantage certain.


Gardez toujours une vision d'ensemble de vos cours.

Pour ce faire, je vous recommande de lister l'ensemble des cours qui vont vous être dispensés chaque semestre, à l'avance, avec la date de chacun d'entre eux. Cette liste n'est pas définitive, quelques changements mineurs peuvent survenir au cours de l'année, mais cela vous rassurera, vous et vous fera gagner du temps.

Notamment concernant l'organisation de vos priorités.


Gestion des cours prioritaires

Tous les cours sont importants, aucune impasse n'est permise sauf en cas d’extrême nécessité, chose qui n'arrivera pas si votre planification « à priori » est correctement réalisée.

Cependant, tous les cours ne se valent pas relativement à vos facilités, vos acquis et votre méthodologie d'apprentissage.

Un cours complexe et nouveau est prioritaire sur du « déjà-vu » relativement fluide.

Quels cours prioriser ?

Cela dépend de 4 facteurs :

  • Sa complexité (l'investissement requis)
  • La date d'enseignement (éviter le retard)
  • Vos acquis (facilités d'étude)
  • Votre motivation (intérêt et curiosité pour le cours)

Pour simplifier l'ensemble, vous pouvez user d'un code couleur ou de la matrice d'Eisenhower.

Je vous laisse le soin de décider du sort des cours dans la case bleue (si vous réussissez à la remplir). Quant à la case verte, aucun cours de PACES ne doit y figurer.

Une fois classée, vous saurez quelles sont vos priorités. Cette organisation se revoit régulièrement, puisque les priorités changent en fonction de votre progression.

Une bonne gestion de vos priorités vous aidera à n'avoir aucun retard. C'est possible, très largement même, à partir du moment où vous êtes sérieux, rigoureux et clairs avec vous-mêmes (pics d'énergie, préférences, conscience des urgences, …).


2) Que faire en cas de retard ?

Le retard en lui-même n'est pas alarmant. Tant qu'il reste fixe (ou du moins, sous contrôle). Votre ennemi en est l'accumulation progressive.

Si vous avez du retard, prenez-en conscience, gardez son rattrapage comme une priorité, mais préférez rester à jour et concentrés sur l'ensemble, les nouveaux cours et nouvelles difficultés, plutôt que de charbonner désespérément pour rattraper le train.

C'est mauvais pour votre moral et votre vue d'ensemble.

Gardez le contrôle, toujours. Gérer son retard, c'est maîtriser l'ensemble. Mais si le retard croît, votre maîtrise décroîtra proportionnellement.


3) Pas d'impasse sur le sommeil

Je ne voudrais pas m'attarder trop longuement sur un sujet que je ne maîtrise pas suffisamment. L'étude du sommeil est vaste (utilité, rythmes circadiens, sommeil polyphasique, besoins, …).

Cependant, inutile d'être un expert pour affirmer que sommeil et énergie sont intrinsèquement liés.

Cela ne signifie pas que vous ne serez jamais fatigués. Vous le serez. Assez souvent même, le soir. Mais comme le retard, la fatigue n'est pas grave tant qu'elle est sous contrôle. Vous réveiller en forme et vous coucher fatigué est somme toute assez normal.

C'est le syndrome de fatigue chronique qui est un fléau.

Dans la gestion de vos priorités, incluant vos cours, placez votre sommeil dans le top. A court comme à long terme, vous vous rendrez service.

D'ailleurs, l'importance du sommeil est tellement universelle que tout témoin de la PACES le soulignera.


4) Pas d'impasse sur la compréhension

Voilà une autre chose à ne pas négliger. Et ce pour une raison très simple, le temps investit pour comprendre à court terme deviendra un énorme gain dans l'apprentissage et les révisions à long terme.

Pourquoi un sujet parfaitement neuf paraît si difficile à appréhender ?

Parce que vous n'avez aucune connaissance sur lesquels poser les nouvelles. Comprendre, c'est construire en permanence une gigantesque toile d'araignée dans laquelle vous reliez chaque nouvelle information avec d'anciennes acquises.

Plus il y a de liens potentiels, plus vous comprendrez vite. Plus il y a de liens établis, mieux vous retenez.

L'ensemble des techniques de mémorisation que nous aborderons plus tard repose sur ces fondamentaux. Et toutes les personnes qui en parlent rappellent la même chose : il faut comprendre avant de mémoriser.

Que ce soit un poème, un article du code pénal, une équation chimique, une formule mathématique, la biographie d'un auteur, une définition, un concept philosophique, l'histoire économique ou le déroulement d'une guerre, c'est toujours la même rengaine.

Apprendre, c'est comprendre puis mémoriser.

Alors si vous vous heurtez à un cours difficile ou complexe, prenez le temps de le comprendre. Au pire, il vous sera plus facile de le retenir, au mieux, il deviendra un ensemble de liens potentiels.


Un exercice à faire en permanence

Si vous n'avez "aucune connaissance" à mettre en relation avec les nouveaux cours. Alors reliez-les avec des souvenirs, des mots de votre vocabulaire, ...

C'est tout le principe des constructions mémo-techniques :

"Le très lyrique Tristan fait vachement marcher Yseult, quelle Histoire ! " (les acides aminés "essentiels").

Il n'y a jamais trop de liens.

Mais surtout, la considérable efficience de votre cerveau vous permettra de ne plus devoir penser à ces subterfuges pour retrouver une information. Cela se fera si rapidement qu'il vous semblera inconscient.

Les révisions deviendront magiques.


5) Vos cours et fiches en PACES

En premier lieu, à quoi cela sert d'avoir ses propres cours et fiches ? La réponse peut sembler évidente, pourtant vous avez facilement accès à de nombreux cours et fiches téléchargeables directement sur la toile, non ?

Vous pouvez les imprimer et vous contenter de surligner, annoter, etc.

Alors pourquoi disposer de ses propres productions ?

D'abord, je voudrais traiter le cas de ceux qui n'en ont pas besoin. Minoritaires, bien sûr, mais non-négligeables.

Certains étudiants ont des facilités déconcertantes pour assimiler de nouvelles connaissances. Soit parce qu'ils en ont déjà beaucoup sur le sujet, soit parce qu'ils maîtrisent des techniques d'apprentissage abouties, soit parce qu'ils ont développé relativement jeunes des aptitudes et réflexes.

Ceux-là peuvent s'en passer, encore une fois, c'est une question de connaissance de soi.

Mais la majorité en a grand besoin. Parce que la compréhension et rétention que l'on a des cours dépend de notre expérimentation avec ceux-ci.


Plus c'est abstrait, plus l'apprentissage est difficile.

Faire son propre cours basé sur un ensemble de ressources pédagogiques permet de manipuler plus facilement les informations. Classez, reformulez, ajoutez des explications, écrivez des liens ou anecdotes en relation avec d'autres sujets.

Bref, expérimentez le cours.

Qui plus est, on se souvient mieux de ce que l'on a fait que ce qu'on nous a dit/montré. C'est le fameux "Je me comprends" que l'on sort lorsque autrui regarde notre prise de notes, notre cours ou nos fiches. Cela fait sens pour soi, car c'est sa construction.

Cela explique aussi pourquoi recopier les diapositives d'un prof "soi-même" mais sans modifier ni personnaliser quoi que ce soit est inutile.


Un cours, c'est personnel

Hormis les cours d'exception, dont la clarté est évidente, considérez l'ensemble des productions d'autrui comme des ressources pédagogiques. C'est important d'en disposer, mais ce ne sont pas vos supports d'apprentissage finaux.

Cela est tout aussi valable pour les fiches. Voire davantage. Puisque ce sont des synthèses d'informations, cela suppose que vous en ayez compris le contenu.

Je vous recommande donc de produire vos supports de la manière la plus personnelle possible. L'investissement que cela nécessitera est un gain de temps et d'efficacité à long terme (pour les examens comme pour les futures années).

Vous éviterez aussi de réinvestir ultérieurement de l'énergie qui devrait être consacrée à la consolidation d'acquis.

Économiser et optimiser votre énergie, c'est fondamental.

Gérez votre énergie

Tout comme votre temps, votre énergie est une précieuse ressource que vous devez économiser et investir sagement.

Cependant, à la différence de son prédécesseur, vous la maîtrisez bien plus globalement, et pouvez en augmenter le stock.

Vous êtes votre plus grand projet

L'énergie est intrinsèquement liée à votre qualité de vie et à votre motivation. Les deux sont fonctions de votre personne, difficile donc de lister des actions générales et sûres.

Il y a cependant de grandes tendances qui se dégagent dans ces notions, c'est ce dont je vais vous parler.

1) Soigner son mental

Le mot "soigner" n'est pas anodin. Il est insuffisant ici de simplement prendre conscience de ses états mentaux.

Il faut agir concrètement dessus pour le préserver, le stimuler et le renforcer.

C'est crucial car il sera celui qui :

  • vous donnera l'énergie de vous mettre au travail
  • vous fera persévérer lors des difficultés et obstacles que vous rencontrerez
  • vous permettra de résister à des envies qui vous desserviraient sur le long-terme

Que ce soit en méditant, en faisant du sport, en écoutant de la musique, en vous offrant un petit plasir gustatif, en voyant un être cher, accordez à votre mental une attention particulière.

Vous vous connaissez un minimum, et en vous étudiant continuellement, vous saurez mettre en place les actions nécessaires pour en prendre soin sans nuire à votre réussite. L'équilibre est subtil et personnel.


Inspiration, aspiration et motivation

En plus de choyer votre mental, vous devez vous projeter.

Travailler sans but, sans rêve, sans ambition ou idéal est probablement l'une des pires situations possibles pour un être humain. Malheureusement, bon nombre de personnes se retrouvent dans cette situation, las de toute chose, où même le divertissement n'est plus qu'un vulgaire passe-temps (au sens le plus littéral du terme).

Ne vous retrouvez jamais dans cette situation, entretenez la flamme qui vous guide (sooo gourou!).

Pourquoi êtes-vous en PACES ? Qui est votre modèle ? Quelle(s) mission(s) vous êtes-vous données ? Qu'est-ce qui vous a influencé ? Où comptez-vous être, que comptez-vous faire, une fois vos études terminées ? Qui comptez-vous aider ? Qu'aimerez-vous que les gens disent de vous plus tard ?

Peu importe que vous soyez en quête :

  • d'utilité
  • d'accomplissement de vous-mêmes
  • de reconnaissance
  • d'une mission / d'un but
  • de gloire
  • ...

Ce qui compte, c'est que vous en preniez conscience et que vous trouviez des moyens forts de vous le rappeler quotidiennement.


Gardez un esprit curieux

Vous mettre au travail n'en sera que plus simple.

A moins que vous ayez la chance d'être absolument passionné par vos études, il y a des chances que commencer à travailler exige un effort chaque matin.

Plus vous prenez l'habitude, moins cet effort est coûteux en énergie.

Cependant, vous n'êtes à l'abri ni d'une baisse de motivation, ni de l'ennui. La routine étudiante n'est pas très glamour, elle pourrait de temps en temps avoir raison de votre volonté.

Problème, vous risquez de faire croître votre retard et de culpabiliser.

Commencez donc chaque journée avec curiosité. Choisissez le cours qui la pique le plus au vif (ou à défaut, le plus motivant) parmi vos cours urgents/importants. S'il n'y en a pas, vous pouvez commencer par un cours moins urgent.

Si vraiment votre curiosité semble faire une grâce matinée, pourquoi ne pas étudier un autre domaine, bien différent de la santé, pour commencer votre journée ? Peu de temps, une demi-heure, simplement le temps d'amorcer le processus.

Évitez par contre de combler votre curiosité par le "feed" de vos réseaux sociaux, des vidéos, ou toute activité à "rendement immédiat". Elles ne comblent par la curiosité, elles la rendent inutiles (sauf si vous ne suivez que des gens intéressants), aucun effort intellectuel n'est requis.


2) Entretien et développement du stock d'énergie

Votre énergie est un stock qui, sagement investit, générera un flux de retours positifs (réussite, apprentissage efficace, etc).

Ce que je viens d'évoquer sont des moyens de préserver le stock de base que vous possédez chaque jour et, dans les meilleurs cas, l'augmenter graduellement.

Bien que la notion d'énergie soit abstraite, voyez-la concrètement, comme un réservoir par exemple.

Chaque jour, une quantité d'énergie vous est livrée dans ce réservoir :

  • Si celui-ci est mal-entretenu, il peut fuir et perdre en capacité de stockage
  • Si vous ouvrez les vannes sans but : gaspillage
  • Mais si vous les ouvrez avec un objectif précis, pour une tâche utile, alors cette énergie sera utilisée de manière productive

Petite condition : chaque jour, peu importe ce qu'il reste dans le réservoir, celui-ci est vidé et ne sera rempli que le lendemain.

Bon, la fin de ma métaphore prend fin dès qu'on entre dans les exemples : faire du sport vous permet un regain d'énergie en journée, tout comme une sieste ou un moment de détente, mais vous avez saisi l'idée.

A présent, une partie plus concrète : investir et optimiser le rendement (un vrai cours de finances personnels..).


Économiser et investir

Promis, à la fin de cette partie, j'arrête de parler d’investissement immobilier (grâce à une loi française peu connue! Héhé).

Maintenant que vous saisissez l'idée de préservation et d'augmentation du stock, vous devez apprendre à la dépenser de manière rentable.

La rentabilité en PACES est assez simple à considérer : vos notes, votre classement, votre progression. De la croissance, en somme.


Comment économiser son énergie ?

Il vous faut à tout prix éviter le gaspillage d'attention. C'est la forme que prend votre énergie durant vos études.

Avant même de parler de son utilisation en cours, vous devez comprendre comment celle-ci fonctionne.

L'Homme est par nature un être avide de distraction. Nous avons une tendance (comme tout animal) à considérer en permanence l'environnement qui nous entoure.

Nous sommes issus d'une longue évolution en milieu hostile : la Nature. Le bruissement d'un buisson, le craquement d'une branchette, le sifflement venu des cimes, toutes ces petites choses deviennent très facilement des sources de focalisation pour notre attention. 

Instinct de survie.

Il n'y a qu'à voir l'état d'alerte dans lequel on se réveille lorsqu'une étagère craque dans votre chambre, ou à quel point les mauvaises nouvelles nous fascinent aux JTs.

Le "problème", c'est que le monde qui nous entoure est devenu assez sûr. Il est devenu inutile de prêter attention à une grande partie des distractions de notre environnement. Mais on ne change pas la nature biologique humaine, même avec toute la volonté du monde.

Alors, on met en place des stratégies. Soit on élimine les distractions, soit on en supprime la perception.


Isolez-vous !

Voilà pourquoi vous devez étudier dans un environnement calme. Vous supprimerez alors une bonne partie des potentielles distractions.

Voici quelques actions que vous pouvez mettre en place assez aisément :

Évitez les distractions sonores :

  • Sonneries
  • Vibrations
  • Conversations dans le monde extérieur
  • Portez un casque anti-bruit
  • Utilisez un fond musical rassurant et non-invasif

Évitez les distractions visuelles :

  • Notifications
  • Onglets et fenêtres inutiles sur votre PC
  • Signaux lumineux ambiants
  • Passants à travers la fenêtre, ou tout mouvement dans le monde extérieur

Contrôlez vos pensées :

  • Préparez-vous mentalement à travailler
  • Méditez pour vous focaliser
  • Ayez un objet de focalisation
  • Travaillez dans un environnement rassurant

Il est difficile d'atteindre 100% de concentration sur une tâche, voire impossible. Au mieux cela donnerait quoi, 95% ? C'est très bien, mais les 5% qui restent lutteront sans cesse pour devenir majoritaires.

Le but ici est plutôt de garder ces 5% sous contrôle avec une distraction simple et non-croissante que de passer à 100%.

Beaucoup de personnes trouvent de petits hacks pour garder ce contrôle (boule en mousse, musique de fond, vidéo d'une cascade, etc). Trouvez le vôtre et n'ayez pas peur d'en tester beaucoup.


Faites des siestes

Outre l'importance du sommeil et de ses bienfaits réparateurs, celui-ci sert aussi à trois choses :

  • Laissez votre inconscient digérer et mémoriser des informations
  • Limitez le besoin futur en énergie pour une tâche donnée
  • Émergez avec de nouvelles idées

Puisque le rythme et les pics d'énergie diffèrent chez chacun d'entre nous, vous devez y prêter attention et composer avec (plutôt que de lutter).

Prenez le temps de faire des siestes plus ou moins longues en fonction de vos besoins, et non de vos envies. Devant un obstacle, on préfère rester couchés durant 2 heures plutôt que 25 minutes.

Prêtez attention à ces besoins.


3) Gérez votre rythme

Vous avez sûrement entendu parler de :

  • La méthode des J
  • La technique Pomodoro

Ces deux méthodes ont, certes, des avantages, mais il ne faut pas les considérer comme des lois absolues ou des check-lists.

En fonction du sujet d'étude, de votre énergie naturelle, de vos capacités de concentration et de votre intérêt, ces méthodes sont à adapter.


La méthode des J

Elle est assez simple à comprendre :

  • le cerveau a besoin de répéter plusieurs fois une information pour la mémoriser
  • l'oubli naturel dans la mémoire est décroissant en fonction du nombre de répétitions

Elle s'appuie sur la courbe d'Ebbinghaus :

Plus on répète, plus on consolide, en règle générale.

Le problème lorsqu'on vous parle de la méthode des J, c'est qu'on vous la présente comme un calendrier au jour par jour à tenir rigoureusement.

Pourtant, elle est davantage un principe.

Vous devez répéter les information, c'est certain, mais combien de fois et à quels intervalles de temps, cela dépend de vous et de votre rapport au cours (acquis, intérêt, complexité, facilités, ...).

Il existe deux manières de tirer profit de ce principe :

  • utiliser des Flash Cards
  • faire des QCM de façon assistée

Je reparlerai des Flash Cards plus bas. J'aimerais avant cela m'attarder sur l'assistance au QCM.

Organiser la gestion des QCM en fonction de ses résultats est un travail fastidieux et chronophage, cela demande beaucoup de rigueur.

Heureusement, des gens géniaux ont créé un centre de ressources pédagogiques pour les PACES incluant un outil de gestion de l'entraînement : iPaces.

Le logiciel détectera vos acquis et vos erreurs pour que vous puissiez optimiser les intervalles de révisions. Vous l'aurez compris, je ne peux que vous inciter à vous inscrire ici.

Cliquez sur l'image

L'essai est gratuit et sans limite de temps. Vous avez tout à gagner à essayer et voir si l'outil vous correspond.


La méthode Pomodoro

Sans transition, attaquons maintenant le deuxième mastodonte des méthodes de gestion de votre rythme d'étude.

Celui-ci repose sur un principe très simple, que le monde neuroscientifique a démontré il y a plusieurs années : notre attention est cyclique et décroit au fil du temps si nous ne nous lui permettons pas de se restaurer.


Vous avez besoin de pauses

L'étude ayant démontré ce principe affirme que le rendement maximum de l'attention s'obtient en alternant des cycles de 25 minutes de travail sans distraction avec des pauses de 5 minutes, suivis d'une pause de 20-25 minutes au bout de 4 cycles.

Sauf que cela est une moyenne chez l'être humain, et ne prend pas en compte l'activité, l'énergie, la motivation, etc. Bref, toutes ces caractéristiques personnelles importantes qui auront une influence sur votre cycle optimal.

Ces caractéristiques varient de manière inter-individuelle et intra-individuelle.

Ce qu'il faut retenir de cette méthode, c'est que toute phase de concentration intense doit être suivie d'une pause récupératrice (une vraie pause).

La meilleure façon de mettre en pratique cette méthode est de faire des tests et d'être attentif à votre ressenti.

Alternez travail et pause, et déterminez vous-mêmes les durées.

Enfin, les conseils pratiques

"All right, all right, all right"

Avant d'entamer cette dernière partie, une petite mise en garde s'impose : plus que tout ce dont je vous ai parlé avant, c'est ici que vous devez choisir personnellement, appliquer et jeter ce qui ne vous convient pas.

Le site Marginal Sup ne saurait être tenu responsable de l'inefficacité, de la mauvaise mise en pratique ou de l'inadéquation d'une action avec l'exécutant.


1) Les QCMs

Acquérir des connaissances, c'est une chose, c'est fondamental mais incomplet. La validation de votre PACES ne dépend pas directement de votre savoir mais de votre capacité à l'utiliser.

Ici, son utilisation est assez basique, la plupart du temps cela s'avère être répondre à des QCM. Mais c'est déjà un travail :

  • analyser la formulation de la question
  • vérifier la validité de chaque mot
  • déduire un sens logique issu de l'agencement des mots
  • stratégiser les questions en fonction de votre assurance avec ces dernières (nombre de réponses impossibles, nombre de réponses possibles, probabilité de cocher la réponse exacte en fonction des deux caractéristiques précédentes, etc) en cas de QCM à points négatifs
  • Evaluer son risque et son taux de réponse valable potentiel (toujours en cas de points négatifs)

Ce sont bien des "épreuves" et non de simples restitutions.


L'entraînement aux QCMs

C'est très important. Cependant, il ne suffit pas d'en faire à la chaîne. Vous devez traquez votre progression et vos erreurs.

Au plus vous aurez de données sur vos avancées, au mieux vous serez préparés. Encore une fois, iPaces 😉

Aussi n'attendez pas d'avoir entièrement acquis les connaissances d'un cours pour vous tester. Faites-le au fur et à mesure, entraînez-vous aussi sur ce qui est récent, familiarisez-vous avec les questions à venir (auxquelles vous ne saurez répondre sans la suite du cours). 

Ce feedback perpétuel vous sera d'une grande aide.

Pour pousser le principe, vous pouvez même réaliser des QCM ciblant le cours que vous vous apprêtez à étudier (avant même d'en avoir lu un mot). Vous créerez des connexions "à priori" avec vos acquis et éveilleraient en vous un certain questionnement au sujet de certains mots ou concepts.

"Tout le succès d'une opération réside dans sa préparation." Sun Tzu, L'Art de la guerre.

Parce que la PACES c'est la guerre, hmm ? On peut avoir des alliés, des moments de paix, mais tant que l'ennemi vit (score, note, placement), c'est la guerre. Soyez prêts.


2) La gamification

Si certains d'entre vous aiment un minimum les jeux-vidéos, vous allez kiffer le sujet et l'application que j'ai à vous proposer.

Le concept est fort simple, il consiste à appliquer des mécanismes présents dans les jeux (en général) à votre apprentissage. Cela afin de stimuler l'envie, la persévérance et le plaisir d'apprendre.

Habitica est maître dans le domaine, il se présente sous forme d'emploi du temps / agenda / liste de bonnes actions, il vous permet de faire évoluer un personnage qui gagnera en xp, gold, etc, à l'aide de vos tâches productives.

Il ne s'applique pas qu'à l'apprentissage d'ailleurs, vous pouvez l'adapter pour toute votre méthodologie de travail et la planification de vos journées.

Un must-have pour rester motivé ! Cliquez ici pour le découvrir.


3) L'accès aux ressources pédagogiques

On en a parlé tout au long de l'article, vous devez économiser votre temps et votre énergie pour les utiliser de la manière la plus productive possible.

Or, perdre du temps parce que l'on ne trouve pas une information pertinente au moment où l'on en a besoin peut s'avérer catastrophique en terme de rendement. Combien de fois par jour allez-vous avoir besoin de compléter un cours, une connaissance, par une information précise ?

Effectivement, il y a Google (your new mother), mais cela prend un certain temps. Vous avez besoin d'un accès rapide et efficace à des informations précises et complètes.

Et cet accès doit se faire de manière fluide. Si vous cherchez une donnée précise, Internet est souvent plus pratique que votre troisième classeur 72x318x290mm

Avoir accès à l'ensemble des ressources pédagogiques de la PACES de manière fluide est donc aussi un must-have.

Et ce sera plus efficace que les cours d'un énième P2 essayant de vous les vendre "20€ t'inquiètes c'est quali" car vous avez rejoint le groupe PACES de votre ville. TMTC.

(Hey, iPaces)

Pour continuer et conclure cet article sur l'optimisation de votre énergie et de votre temps, je vais évoquer votre mémoire. En particulier les techniques de mémorisation.


4) Les techniques de mémorisation

L'article est bien assez long pour que je vous explique en détail le fonctionnement de votre mémoire. D'autant plus qu'André Picard, psychologue et auteur du blog Memori Club, l'a très bien fait. L'article ici.

Il y a aussi une façon extrêmement efficace de mémoriser, c'est d'enseigner les connaissances que l'on vient d'acquérir. J'ai écrit un article à ce sujet chez les Sherpas (excellent blog par ailleurs).

Trêve de divagations, les techniques de mémorisation.

Chacune d'entre elles mérite un article complet, je vais donc évoquer les grandes lignes et l'intérêt de chacune dans la réussite de votre PACES.


Le palais mental

Cette technique est l'une des plus anciennes, elle était déjà utilisée par les orateurs du temps de la Grèce antique.

Elle consiste en l'utilisation de notre aisance à mémoriser et restituer des lieux, des environnements, afin de les transformer en dépôts de connaissances. Des bibliothèques mentales en quelque sorte.

Pour cela, il suffit d'associer une image symbolique de la connaissance en question à un emplacement physique par le biais d'une scène mentale animée.

Par exemple, imaginez qu'un saumon essaie de grignoter la poignée de votre porte d'entrée en se tortillant du mieux qu'il peut. Ajoutez à cela la sensation déplaisante d'essayer de tourner la poignée en faisant entrer votre main en contact du saumon, et vous aurez une image bien ancrée de ce saumon.

Bien sûr, retenir un saumon (ou n'importe quelle image) n'est pas vraiment d'une grande aide. Mais si ce saumon est le symbole de l'ensemble du cycle de reproduction de cette espèce, la technique devient intéressante.

Pour que cette image devienne un symbole, il faut qu'elle soit elle-même liée à un ensemble de connaissances.

Le cerveau est très efficace pour retenir les détails, il a juste besoin d'un coup de pouce pour naviguer des thèmes principaux vers les détails.

C'est là toute l'utilité du palais mental : naviguer aisément dans les connaissances mémorisées, jusqu'à ce que celles-ci soient si bien ancrées que "passer par le palais" devienne inconscient.

Pour que le potentiel de cette technique soient véritablement révélé, il faut l'utiliser avec d'autres techniques. Le palais mental vous servira en PACES de macro-gestion, là les autres techniques s'occuperont en majorité de la micro-gestion.

On va aborder cela avec les mind maps juste en dessous. Mais si vous savez déjà ce que c'est, alors vous comprendrez que stocker une Mind map par le biais d'une image symbolique dans votre palais mental permet de la retrouver et d'y naviguer plus facilement.


Les Mind Maps

Elle est probablement la plus connue chez les étudiants.

Encore une fois, le principe est simple (aucune technique n'est compliquée, elles demandent simplement un peu de rigueur pour les maîtriser), elle consiste en la spatialisation des connaissances d'un sujet particulier sur une feuille, de manière organisée, simplifiée et colorée.

Elle repose, elle aussi, sur l'aisance cognitive de notre cerveau à disposer des informations dans l'espace et à retenir ce qui est singulier et structuré.

Voici une mind map réalisée par le champion du monde de cette catégorie :
Cyril Maitre (littéralement, la mémorisation de haut-niveau est un sport cognitif avec championnats, classements mondiaux et athlètes de haut niveau) : 


Cet outil est donc très efficace pour mémoriser de nombreuses informations issues d'un sujet précis. Associé au palais mental, vous pourrez construire et disposer d'une véritable bibliothèque mentale, avec toutes les informations nécessaires pour réussir votre PACES.


Les Flash Cards

Probablement la meilleure méthode pour mémoriser par cœur des connaissances par paires.

Pourquoi des paires ? Parce que l'on a souvent tendance à mémoriser un ensemble d'informations dans un sens et non dans l'autre.

Par exemple : Citez-moi 5 grandes villes chinoises.

Pas facile, n'est-ce pas ? Pourtant vous les connaissez. Vous en avez même davantage en tête.

Maintenant si je vous disais : à quel pays appartient les villes Shanghai, Pékin, Canton, Shenzen et Wuhan ? La réponse aurait semblé évidente, même si cette question était au début de l'exemple

Eh bien, le principe des flash cards consiste à écrire sur les deux faces d'une carte chacune des parties de la connaissance (date et événement historique, mot et définition, Nom et biographie abrégée, ...).

Une fois cela fait, vous utilisez un système de tri qui vous fera réviser les cartes dans un sens puis dans l'autre en fonction que celles-ci soient acquises ou à réviser. Les cartes sont triées par intervalles de temps auxquels il faut les revoir (J+1, J+2, J+7, etc).

Donc, si vous ne prenez pas le temps de rendre les connaissances mémorables par le biais des autres techniques, celle-ci s'avère une bonne alternative. Et si vous avez besoin de mémoriser dans les deux sens des paires de connaissances, alors elle devient particulièrement efficace.


Les chaînes d'associations

Enfin, la dernière technique que je souhaite évoquer fera en grande partie appel à votre imagination.

Du contexte, que diable, du contexte !

Nous autres, êtres humains pourvus d'un cerveau humain, sommes de grands fans des histoires. C'est ce qui nous rassemble, nous organise et nous captive.

En d'autres termes, les histoires retiennent notre attention (j'ai binge watcher la saison 4 de Lucifer en une nuit, easy).

Or, comme vous le savez, notre attention est déterminante dans le processus de mémorisation. De plus, les histoires offrent du contexte, des accroches mémorables aux informations abstraites que chacun souhaite retenir.

La technique des chaînes d'association consiste donc à symboliser chaque information par une image plus tangible, et créer une histoire faisant intervenir chacune de ces images dans un ordre chronologique.

Très pratique pour les formules, les processus, les procédures, les séries d'infos ordonnées, etc. Des "packages" assez linéaires.

Récupère le "Mémo PACES"

Et garde à portée les fondamentaux pour réussir ta PACES !

Que retenir ?

Mes amis, dans un premier temps, si vous lisez cette phrase, mes félicitations, vous démontrez déjà une envie de réussir bien supérieure à la moyenne.

Dans un second temps, je sais bien qu'il y a beaucoup d'informations dans cet article, il est plus que normal que vous n'ayez pas tout retenu. Cependant, j'ose croire que vous avez acquis les concepts les plus importants.

Tout commence par la connaissance de soi, car au mieux celle-ci sera développé, au mieux vous serez en mesure de gérer votre temps et votre énergie.

Ces deux éléments sont les deux ressources les plus fondamentales à la réussite de votre PACES.

Et pour économiser et investir sagement ces ressources, vous avez besoin d'outils qui correspondent à vos attentes et facilités.

La construction de votre méthodologie de travail n'est pas un travail linéaire, avec un début et une fin, mais un cycle. Plus vous effectuerez de boucles, plus votre méthodologie sera performante.

En tout cas, j'espère que cet article vous aura apportés des informations pertinentes. 

N'attendez pas pour commencer à vous étudier, entamez un premier cycle dès aujourd'hui (même 5 minutes). Votre temps est trop précieux pour être gâché !

Laissez-moi un petit commentaire si vous avez une question, une remarque ou un témoignage, ça aidera tout le monde ! Et si, dans cette guerre qu'est la PACES, vous avez un ou deux frère d'armes, envoyez-leur l'article 😉

PS : je crois en vous.

Si cet article vous a intéressés, alors vous apprécierez :

PACES : Gérer son retard comment un pro

Et ça, ce serait la cerise sur le marbré chocolat 😉

Valentin
 

Dans un monde de plus en plus exigeant, être dans la "moyenne" n'est plus une option viable. Et puis que l'Ecole semble avoir oublié de nous enseigner les fondamentaux de l'apprentissage, c'est à nous de nous prendre en main.

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