PACES : Gérer son retard comme un pro

Aujourd'hui, vous allez débunker le retard.

Parce que chacun l'a déjà vécu. Devoir avec échéance, examens, ...

Cependant, certains ne semblent jamais inquiets, ni même impactés par ce concept. Ils continuent de travailler avec la même intensité (peu importe l'intensité d'ailleurs) et s'en sortent.

Comment font-ils ?

Aujourd'hui, vous allez découvrir votre véritable ennemi, celui qui porte le masque du retard, ainsi que des règles, des conseils et des outils pour abattre cet ennemi.

This is war, my friend.

Le retard, votre véritable ennemi ?

A première vue, il semblerait facile de définir le retard comme la cause de tout échec. Si je ne suis pas dans les temps alors je manque :

  • d'informations, de données
  • de connaissances
  • de préparation

Ces manques sont les bons, certes, et le retard en est effectivement la cause.

Mais le retard, ça se rattrape, non ? A minima, ça se prévoit, il est mesurable, on sait quelle quantité de travail il nous faut fournir pour le rattraper.

Alors quel est cet ennemi qui chamboule toutes nos organisations ?

Le problème n'est pas le retard, mais la croissance non-maîtrisée du retard.

Pourquoi ? 

Parce que lorsque le retard est fixe, il est mesurable, organisable et donc rattrapable. Cependant, si la quantité et la composition de ce retard varient, alors débute le chaos.

On panique à l'idée de rattraper cette quantité indéfinie, on suffoque en essayant, sans se voir avancer, on désespère à l'approche des échéances, et souvent : on échoue.

Mais tout cela ne se produirait pas si vous gardiez le contrôle sur cette accumulation, c'est la règle fondamentale pour que le retard ne soit jamais plus un problème.

Toujours maîtriser son retard

Car oui, on peut réussir même en retard. A partir du moment que l'on en connaît la quantité et l'évolution, on peut structurer son rattrapage.

Si à tout moment, vous savez combien d'heures de travail sont exigées pour être à jour, alors vous pourrez les planifier rationnellement. Et j'insiste, estimer la durée (même largement) permet de s'organiser, c'est le plus important. Au fur et à mesure du rattrapage, vous affinerez votre estimation.

Cependant est-ce la bonne chose à faire lorsque vous avez encore des cours ? Car s'il est évident de rattraper son retard une fois les cours terminés, faut-il agir de même avant ?

Rattraper son retard ou poursuivre les nouveaux cours ?

Si on reprend la logique précédente (faire en sorte que son retard soit mesuré et fixe) alors vous devinerez rapidement la réponse.

Un nouveau cours, c'est une nouvelle mesure, un nouveau contenu. C'est une variation de votre retard globale.

Alors dans tous les cas, poursuivez l'étude des nouveaux cours.

Votre retard restera fixe ou du moins sous contrôle. Privilégiez toujours l'étude des nouveaux cours. Et cela même si vous ne réussissez pas à suivre. Quelques cours supplémentaires s'ajouteront à votre liste, agrandiront votre retard.

Cependant, tant que vous mesurez la quantité de travail nécessaire et gardez une vision d'ensemble, vous serez en contrôle.

Mais si vous vous en sentez capables, alors peut-être battrez-vous entièrement votre ennemi.

Comment éviter l'accumulation ?

On pourrait commencer par ces fondamentaux logiques et pleins de bon sens :

  • Travaillez durs
  • Soyez rigoureux
  • Organisez votre travail

Merci Cap'tain Obvious. Les fondamentaux, c'est intéressant quand on les creuse véritablement.

Bref.

Eviter l'accumulation n'est qu'une question de métriques. Retenez-bien : tout ce qui se mesure s'améliore. Que ce soit votre productivité, votre efficacité dans une matière, le rattrapage de votre retard, ...

Pour chaque nouveau cours, vous devez estimer trois variables :

  • Sa difficulté (sur une échelle de 1 à 10)
  • Sa longueur
  • Le temps d'étude nécessaire (le résultat des deux variables précédentes)

C'est chaque fois une estimation à vue de nez, et il est fort probable que vos estimations ne soient pas très précises. Mais c'est l'ordre de grandeur qui importe.

L'objectif n'est pas un emploi du temps super précis, mais une vision d''ensemble pas trop imprécise.

Ainsi, vous pourrez prévoir votre retard. Cela vous ôtera d'un poids : l'anxiété du brouillard.

L'inconnu fait peur, la méconnaissance du travail nécessaire pour rattraper son retard est un facteur de stress.

Quand et comment rattraper son retard ?

Pour cela, la règle est assez simple. 

Rattrapez votre retard lorsque vous êtes dans les temps. Vous avez traitez l'ensemble des nouveaux cours, réalisé les QCM importants, vous êtes à jour ? C'est le moment de réduire la quantité de retard, jusqu'aux prochains nouveaux cours.

En fonction de votre organisation et de vos facilités, ce moment surviendra plusieurs fois.

Les plus productifs n'auront peut-être jamais à rattraper leur retard, puisqu'ils n'en auront pas.

Certains pourront rattraper le leur chaque week-end. D'autres un week-end sur deux. 

Enfin (et probablement la majorité des étudiants), beaucoup rattraperont leur retard au début des révisions. Lorsqu'il n'y a plus de nouveaux cours, plus de train après lequel courir. 

Peu importe la "catégorie" dans laquelle vous vous trouvez, chacun d'entre vous a ses chances. Avoir des facilités peut s'avérer être un piège, un raccourci vers la paresse. Le talent n'est qu'un peu d'avance sur le marathon de la vie.

Aussi, personne n'est jamais "prêt". Ce n'est pas un moment, c'est un état d'esprit. Etre "prêt" est une décision. Donc peu importe vos facilités ou votre retard, continuez de travailler jusqu'à la fin des examens.

Maintenant que je vous ai parlé de la maîtrise du retard, je veux vous parler de votre travail. Car souvent, le retard est prévisible, donc esquivable.

Eviter les dettes de travail

Qu'est-ce que c'est ?

Petit retour aux bases : une dette, c'est quelque chose que quelqu'un doit à quelqu'un d'autre. 

Super.

Dans votre contexte, une dette de travail, c'est du travail que vous vous devez pour être dans les temps.

Si vous êtes en retard, vous êtes débiteur de temps. En avance, vous êtes créancier de temps (et vous pouvez vous permettre d'en faire un usage différent).

Bien sûr, tout le monde aimerait être créancier.

Pour cela, vous devez devenir plus productif, soit choisir les tâches qui apportent le plus de résultats et être le plus efficace possible dans l'exécution de ces tâches.

C'est ce dernier point qui m'intéresse le plus. En PACES, une dette de travail, c'est surtout quelque chose que vous auriez pu éviter avec des compétences plus pointues. Lesquelles ?

La concentration

Il y a un principe mathématique incomplet que j'affectionne beaucoup dans l'apprentissage : 

Autrement dit : le flux de connaissances entrant est proportionnel au produit de l'attention et du temps.

Cela veut dire que : 

  • Apprendre requiert un investissement en temps
  • Mais aussi un investissement en attention
  • S'il manque l'un ou l'autre, pas d'apprentissage
  • Plus on est concentré, plus le flux augmente
  • Pareil avec la notion de temps

Cette formule est incomplète car elle ne considère pas les acquis, la méthodologie, l'envie, la mémorisation et le nombre de fois où une connaissance est revue. Mais c'est le béaba.

Ce qui est intéressant (et évident dis comme ça), c'est que plus notre attention est à haut-niveau, plus on a de chance de comprendre, intégrer et mémoriser à long-terme une connaissance.

Autant il est facile de travailler plus longtemps, autant travailler plus intensément requiert davantage de préparation, d'entraînement.

Alors développez vos capacités attentionnelles, que ce soit en gérant vos cycles de travail ou en méditant, en usant d'astuce tels que la musique classique ou en posant un miroir sur votre bureau (real fact).

La mémorisation

Probablement le plus grand défi de la PACES. Au vu de la quantité d'informations à mémoriser, disposer de techniques efficaces n'est pas un atout, c'est un véritable différenciateur de succès !

Il y en a pas mal, des plus générales aux plus spécifiques. Maîtriser les plus générales est une excellente chose, telles que les Mind-maps et le palais mental.

Pour cela, vous devez vous entraîner. Pas de secret. Utilisez directement vos cours pour développer vos capacités mnésiques. Cela sera plus agréable (car utile dès le début). C'est un excellent investissement, je vous le recommande.

Qui plus est, vous pourrez réviser vos cours de manière structurée sans avoir besoin de support ou de matériel, dès que vous avez 5 minutes.

Et pour mémoriser les questions-réponses des QCM, je n'en parle même pas. C'est extrêmement efficace.

Cependant, pas de mémorisation à long-terme sans compréhension.

La compréhension

Mémoriser, c'est tisser de nombreux liens entre la nouvelle information et vos acquis. 

Pour cela, il faut comprendre l'information, car cela permet de déterminer les liens pertinents. Basique, simple.

Entraîner sa compréhension est quelque chose de moins formel, c'est assez flou et il y a peu de méthodes. Mais il y a un principe très simple.

Puisque comprendre c'est trouver les liens pour la mémorisation, alors il faut partir en quête de ces liens. Et pour cela, il faut creuser les connaissances. Les origines, les auteurs, l'étymologie, les synonymes, les schémas, etc. 

Toute information pertinente est bonne à considérer. Cela prend davantage de temps à court-terme, mais vous épargne de nombreuses heures de révisions et de réapprentissage.

Car oui,si vous ne comprenez pas la première fois, vous êtes bons pour un second tour.

Or, comprendre deux fois, c'est une fois de trop

Mémoriser nécessite des révisions, plus ou moins en fonction de vos acquis, mais c'est quasiment inévitable.

Vos révisions peuvent prendre plusieurs formes :

  • solliciter activement le savoir
  • transmettre en expliquant à autrui
  • répondre à des questions, faire des QCM
  • ...

Les formes divergent, mais le processus de révision est inévitable.

Par contre, comprendre deux fois est évitable. Sinon, cela signifie que vous devez effectuer deux fois le travail de recherches de liens potentiels.

Or, si réviser consister à rendre ces liens plus durables, comprendre consiste à les déterminer. Et on ne détermine pas deux fois. On complète.

Si vous n'avez pas l'habitude de creuser une connaissance pour la comprendre du premier coup, ce n'est pas grave. Une habitude, cela s'acquiert. Mais ne sous-estimez pas le rendement en temps et en énergie qu'apporte ce réflexe.

Les outils pour maîtriser votre retard

SI je résume, les fondamentaux de la maîtrise du retard c'est : 

  • Eviter l'accumulation
  • Estimer en permanence le travail requis
  • Bien définir ses priorités
  • Travailler longtemps et de manière concentrée
  • Investir son temps et son énergie sur le long-terme (les examens)
  • Prendre l'habitude de comprendre toutes les informations

C'est beaucoup de choses même si elles reposent sur des fondamentaux simples et peu nombreux.

Cependant, pour y arriver, vous avez besoin d'outils.

Je ne voudrai pas entrer dans des analogies clichés, mais investir dans ses outils permet un meilleur rendement.

En voici quelques-uns.

iPaces

Cette plateforme pédagogique est génial, pour 3 raisons : 

  • Elle vous offre de nombreuses ressources pédagogiques
  • Vous avez accès à de nombreux QCM ciblant vos cours
  • Vous pouvez suivre vos performances et disposer d'un feedback rapide, en temps réel

De quoi gagner énormément de temps en plus de vous entraîner efficacement.

Parce qu'organiser le suivi de vos performances et définir les bons QCM à réaliser aux bons moments est un travail long et rigoureux.

Alors je ne peux que vous recommander d'essayer la plateforme. IPaces possède une version d'essai gratuite et sans limite de temps. Si l'outil vous convient, vous pouvez souscrire à un abonnement (que vous pouvez résilier à tout moment). 

Et si vous passez par mon lien de parrainage, vous obtenez une réduction de 10€ sur votre abonnement hypothétique (et vous me faites plaisir, priceless 😉 ).

La matrice Eisenhower

Ça, c'est absolument gratuit, car c'est un outil de productivité très simple qui consiste en un tableau de 4 cases.

Y jeter un coup d’œil suffit à le comprendre.

Cela vous permettra de définir vos priorités de manière rapide et efficace.

Vous prenez une tâche, vous l'analysez en fonction de deux variables, vous tranchez, passez à la suivante et achevez votre organisation journalière, hebdomadaire.

Habitica

Enfin, pour finir en beauté, un plateforme vous permettant de construire vos habitudes sous forme de jeu.

Habitica utilise les mécanismes de récompenses issus de jeux-vidéos et les intègre à la gestion de ses tâches quotidiennes.

Bonus et malus en fonction de vos actions, niveaux de votre personnages, récompenses en pièce sonnantes et trébuchantes pour acheter de l'équipement pour votre petit avatar, tout est bon pour vous encourager à effectuer des tâches saines et productives.

Et si vous rejoignez un groupe / une guilde d'utilisateurs, c'est encore plus motivant.

Ready ton fight ?

L'ennemi n'a plus de secret pour vous. L'accumulation du retard ne saurait vous prendre par surprise à présent.

Mais reste à élaborer une stratégie pour lui faire face chaque jour, chaque semaine.

Prenez au sérieux cet élément de votre PACES, et vous augmenterez grandement vos chances de succès.

Qui plus est, vous serez davantage sereins. La PACES, c'est stressant ou excitant, tout dépend la perception que vous en avez et la manière dont vous l'abordez.

Alors, moussaillons, bon courage pour votre périple sur ces mers déchaînées. Domptez les vagues et rendez-vous sur l'autre rive !

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PACES : les fondamentaux pour réussir

Valentin
 

Dans un monde de plus en plus exigeant, être dans la "moyenne" n'est plus une option viable. Et puis que l'Ecole semble avoir oublié de nous enseigner les fondamentaux de l'apprentissage, c'est à nous de nous prendre en main.

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