Niveau moral, tout le monde souffre du Covid, mais…

C’est la crise, c'est le Covid, c’est difficile, tout le monde en souffre - sans exception.

Et vous savez quoi ? C’est normal.

Quand votre monde devient chaotique, c’est normal d’avoir mal. Affirmer le contraire, c’est être dans le déni.

Et c’est justement parce qu’on accepte que ce soit normal, qu’on peut s’en sortir.

Comment trouver une solution à un problème que l'on refuse d'admettre ?

C’est comme arrêter de fumer. Il faut s'avouer le problème. Croyez-moi, pour arrêter la clope, j’ai dû commencer par là.

Mais il semble que je n’avais pas suffisamment appris de cette expérience.

En août, j’ai choppé le Covid. Résultats, un mois de confinement. 

J’en suis donc à mon troisième confinement, ma chambre en a marre de moi au moins autant que moi d’elle.

Heureusement, très peu de séquelles, pas de traumatisme.

Mais mon deuxième confinement avait énormément impacté mon moral. Je n’aimais plus bosser, je n’avançais plus dans quoi que ce soit. Et surtout, je ne me l’avouais pas. Cela a duré trois mois.

Trois mois durant lesquels je suis entré dans un cycle vicieux :

  • Motivation factice 
  • Puis incapacité à exécuter (souvent je procrastinais pseudo-intelligemment via du contenu éducatif sur Youtube) 
  • Enfin, fin de journée remplie d’amertume

Tous les jours, durant 3 mois.

Je croyais que le problème, c’était moi. 

Exclusivement. Je n’ai jamais pris en compte la situation.

Donc tous les jours, j’essayais de me réorganiser. De relativiser.

Ça ne fonctionnait pas, évidemment.

Au risque de me répéter : on ne peut trouver une solution à un problème non-identifié.

Puis heureusement, j’ai fini par m’avouer ce problème. Je ne suis pas un robot, je ne suis pas infaillible et ce contexte me touche. Bien plus que je n’osais me l’admettre.

Étape 1 - identifier le problème : check.

Il me restait à trouver une solution.

Je ne crois pas aux solutions universelles - qu’elles touchent la motivation, la procrastination, la dépression, la productivité, le moral, etc.

Le succès, la réussite, les solutions, c’est personnel. Nous sommes trop uniques.

Cependant, je crois aux problèmes universels. La solution nous est singulière, mais chaque problème n’est qu’un déjà-vu pour l’humanité.

Et qui dit problèmes universels, dit erreurs universelles.

Ma première erreur fut de ne pas admettre mon mal-être : classique.

Ma deuxième erreur fut d’aller voir les mauvais proches : classique.

On dit souvent que dans les mauvais moments, il faut se rapprocher de ses proches. On ne dit jamais lesquels. Car cela est contextuel.

Mon contexte : c’était avant tout le travail

Et même si je l’aime énormément, ce n’est pas de ma famille dont j’avais besoin, mais d’amis et de paires faisant la même chose que moi.

Ma famille était juste inapte. Et ce n’est en aucun cas de sa faute.

J’avais besoin d’amis qui me connaissent, en qui j’ai une confiance aveugle, et qui ont déjà vécu la même galère que moi.

Ils m’ont aidé, et je leur en suis extrêmement reconnaissant.

Étape 2 - trouver la solution : check.

Car il ne suffit pas d’être bienveillant pour aider

Il ne suffit pas non plus de la comprendre ou de la connaître.

Il faut ces trois choses, ainsi que comprendre le contexte, l’avoir vécu, avoir des intérêts neutres ou alignés.

Et sûrement d’autres choses uniques dans ma situation. Choses que je n’ai pas encore comprises.

Alors si vous traversez la même période que moi, les mêmes doutes, la même baisse d’énergie, d’envie, j’ai deux conseils pour vous.

Non pas des choses à faire, mais à ne pas faire :

  • Ne fuyez pas le problème par égo, ne vous voilez pas la face
  • Ne cherchez pas de support auprès de n’importe quel proche, tous ne sont pas aptes dans votre contexte

Je suis de nouveau boosté et optimiste. Cette période passera, j’en suis persuadé.

A ceux qui souffrent de cette crise du Covid

A tous donc, j’aurais aimé passer un message d’espoir. 

Mais je n’ai que des banalités à vous servir, telles que : 

  • Ca ira mieux, ce n’est qu’une question de temps
  • Prenez votre mal en patience, il passera
  • Raccrochez-vous aux belles choses dans votre vie

Et d’autres généralités de ce genre. 

Je n’exprimerai jamais aussi bien ce message d’espoir que l’un de vos proches, que le bon proche.

Alors simplement, sachez que ce(s) bon(s) proche(s) exist(ent).

Peut-être même êtes-vous ce bon proche pour l’un des vôtres.

Valentin
 

Dans un monde de plus en plus exigeant, être dans la "moyenne" n'est plus une option viable. Et puis que l'Ecole semble avoir oublié de nous enseigner les fondamentaux de l'apprentissage, c'est à nous de nous prendre en main.

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