Apprendre efficacement, tout part de là !

« Ne prenez pas de résolution, vous allez échouer. »

Cette année encore, vous comptiez prendre des résolutions, je me trompe ? Aller à la salle – reprendre le sport, arrêter de fumer, arrêter de sortir tous les jeudis, travailler sérieusement, etc. Comme tous les ans. Je vous le dis d'emblée, comme tous les ans, vous allez échouer. Pas la peine de chercher vraiment plus loin.

C'est d'ailleurs pour cela qu'essayer quelque chose de nouveau se dit « prendre des risques ».

Et il y a une autre raison à votre futur échec : la culpabilité. Pour persévérer, il faut avoir envie. Mais comment éveiller cette envie si la moindre pensée à votre résolution est source de culpabilité ?

Cette année, vous n'aurez aucune résolution, mais vous aurez un objectif. Quelque chose de concret, mesurable, qui donne envie de persévérer et est atteignable. Mais, comme pour n'importe quel objectif, il y a une condition pour que vous réussissiez : vous devez y croire.

Et pour ce faire, vous devez commencer par les fondamentaux : pour croire en vos objectifs, vous devez croire en vous. En vos compétences, vos aptitudes, votre capacité de progression. Vous n'êtes pas certain de réussir si vous y croyez, mais vous êtes certains d'échouer si vous n'y croyez pas.

Cette année 2019, vous allez briser vos barrières mentales.

Pourquoi est-ce si important d'y croire ?

L’École vous a volé quelque chose de précieux : votre confiance en vous. Un enfant n'a pas de rêve, un enfant a des ambitions démesurées : aller sur Mars, devenir le plus grand joueur de football de l'histoire, construire un dinosaure mécanique dans le jardin, avoir les pouvoirs de Spider-man.

Un enfant n'essaye pas de faire des plans, il en fait. Des plans surréalistes d'enfants de 6 ans, mais des plans. Et ensuite, il fait. Et jamais son objectif inatteignable ne le décourage, au contraire, en essayant, il apprend et a le sentiment de se rapprocher de cet objectif. Ou il change d'objectif tout en restant dans la même lignée. Il mûrit.

Un enfant n'attend ni note, ni autorisation d'essayer, ni conseil. Il essaye.

Et tout cela parce que pour lui, rien n'est impossible. Un sage, fondamentalement, a une âme d'enfant.

Où je veux en venir ?

Je veux que vous retrouviez votre confiance d'enfant. Je veux que vous croyiez en vos capacités. Non pas seulement les connaître, mais croire profondément en leur potentiel. C'est la base pour réussir, on ne devient pas Prix Nobel par accident.

Pourquoi dit-on « Croyance limitante » ? Parce que cela limite vos possibilités. Pourtant cette limite réside dans votre tête.

Vous devez croire que vous pouvez finir premier de votre promo en PACES, vous devez croire que vous pouvez devenir le plus grand architecte du 21ème siècle, vous devez croire que vous pouvez réaliser un sans-faute à n'importe quel QCM de votre filière, vous devez croire que vous pouvez apprendre à coder en HTML/CSS/Javascript en 6 mois.

Ça n'est pas facile, je sais, parce qu'on vous a appris à ne pas y croire. En France (et malgré tout mon respect pour Victor Hugo), les enfants tiennent « Les Misérables » entre leurs mains à partir de 11 ans. Aux USA, ce livre est interdit aux moins de 16 ans. Sans jugement de valeur sur les cultures de chaque pays, rendez-vous compte de cet exemple.

L’École vous a forcé à devenir modeste. Ce n'est pas mauvais d'être modeste, ça l'est de l'être faussement, parce que vous finissez par vous croire moins bon et limité.

Votre perception du Monde définit ce qu'il est !

Quelle est la différence entre :

  • Celui qui voit le verre à moitié vide et l'autre qui le voit à moitié plein ?

  • Celui qui voit la vie en rose et l'autre en noir ?

  • Celui qui voit les réussites et l'autre les échecs ?

« Voir » ou la perception.

C'est facile de voir ce qui cloche chez les autres et dans le Monde, parce que ça ne nous concerne pas. Tout le monde aime aider les autres à se remettre en question (donc à s'améliorer), mais personne n'aime le faire soi-même.

« Le cordonnier est toujours le plus mal chaussé. »

Pourtant, c'est pareil pour soi. La perception que l'on a de nous-mêmes définit qui nous sommes, car psychologiquement, nous sommes faits pour être cohérents avec nous-mêmes. Si vous vous voyez en perdants peu sûrs de vous incapables de parler en publique, vous le serez. Si vous vous percevez comme confiants et originaux, vous le deviendrez.

L'estime de soi est le résultat d'un cercle vicieux ou vertueux.

Nous nous construisons aussi en fonction de la perception que les autres ont de nous. Répétez à un enfant qu'il est nul en maths et il le deviendra.

Les autres nous perçoivent en fonction de notre propre perception de nous-mêmes. Une personne se proclamant artiste est perçue comme tel (même si elle n'en est rien).

Nous nous percevons en fonction de notre construction.

Si vous avez appris à vous croire arrogants, vous le devenez parce que les autres vous voient comme tels. La voie royale de la « construction de soi » est donc de réussir à considérer son avis comme l'avis des autres.

Le problème, c'est que cela fonctionne aussi pour la dégradation de sa propre estime. A la différence près qu'il est plus facile de se détruire que de se construire. De ce fait, il n'est pas mauvais d'être superficiellement confiant/curieux/méticuleux/... si le but est de le devenir pour de vrai.

Percevez-vous comme celui que vous aimeriez devenir.

Pourquoi c'est si important de croire en ses capacités pour apprendre efficacement ?

Eh oui, je ne suis pas là pour écrire des articles méta-physiques sur la perception. Je veux vous aider, et ma mission demeure la même en 2019 : Vous enseigner à apprendre autrement et efficacement.

Concrètement, cela passe d'abord par cette notion abstraite qu'est la perception.

Si vous ne vous croyez pas capables de devenir une bête en statistiques ou de développer une vision d'aigle pour analyser une expérience, un problème ou un texte, vous échouerez dans votre quête. C'est pareil pour l'apprentissage des langues, la rédaction ou la mémoire.

« Vous avez une mémoire puissante, mais si vous croyez en l'inverse, vous aurez l'inverse ».

Pour apprendre, il faut des méthodes, de l'envie et du temps. Si la perception de vos capacités gâchent votre envie, vous perdez en attention donc en efficacité, donc en temps.

Alors ?

Au feu les excuses !

Voici quelques exercices ou réflexes que vous pouvez mettre en place pour changer positivement la perception de vos capacités :

  • A chaque tâche/travail/exercice difficile, relevez les erreurs que vous ne ferez plus par la suite.

  • A chaque fois que vous sentirez vos barrières mentales se refermer « Je n'y arriverai jamais », pensez intérieurement « J'irai jusqu'au bout ».

  • Chaque matin, visualisez-vous comme celui ou celle que vous voulez devenir.

  • Chaque soir, faites un point rapide sur ce dans quoi vous vous êtes améliorés, même si c'est infime : vous remplacerez la culpabilité par la gratitude.

Évidemment, il y en a plein d'autres, mais ça ne sert à rien d'en faire 20 à moitié. Mémorisez ces 4 là et faites-en des habitudes de tous les jours.

Engagez-vous publiquement

Je ne vous demande pas de crier sur tous les toits que vous allez changer, devenir qui vous voulez être, etc. Mais d'avoir des témoins, ou au moins le sentiment de témoin.

Un témoin, ça peut être votre meilleur(e) ami(e), votre petit frère ou votre grande sœur, etc. Une personne en qui vous avez confiance qui vous encouragera dans votre quête de changement.

Le sentiment de témoin, c'est le faire anonymement. Ça n'est pas aussi puissant, mais c'est facile et rapide. Par exemple, si vous vous engagez publiquement dans les commentaires, personne ne saura qui vous êtes, personne ne viendra vérifier si vous tenez vos engagements ou non, vous n'aurez jamais de comptes à rendre. Par contre, au fond de vous, il y aura cette envie d'être crédible avec vous-mêmes.

Et puis, peut-être que vous reviendrez sur cet article relire votre commentaire pour vous redonner le moral, ça aide aussi.

Alors, ici ou ailleurs, engagez-vous.

De mon côté, je me suis engagé auprès de mes amis et de ma famille proche. Et je vais aussi m'engager auprès de vous (sauf que ça n'est pas trop anonyme pour moi mais passons) : Cette année, je veux accompagner 100 étudiants personnellement et atteindre le pallier de 4 000 lecteurs réguliers.

Alors, je suis bien conscient que vous ne pourrez pas suivre ma progression chiffrée, d'ailleurs je doute que vous en ayez vraiment envie, mais sachez qu'à la fin de l'année 2019, je ferai un bilan sur Marginal Sup afin que vous puissiez être informés.

Évidemment, je vais publier du contenu tout au long de l'année pour vous aider, bien plus régulièrement d'ailleurs. Et j'ai deux, trois surprises qui pointeront le bout de leurs nez.

2019 va être une année formidable. En tout cas, c'est comme ça que je la perçois. Et vous ?

Je vous ai dit d'avoir un objectif mesurable, concret, etc. Peut-être est-il extrêmement ambitieux, peut-être pas. Vous l'atteindrez ou non, ça n'est pas grave, ce qui compte, c'est le progrès.

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Valentin
 

Dans un monde de plus en plus exigeant, être dans la "moyenne" n'est plus une option viable. Et puis que l'Ecole semble avoir oublié de nous enseigner les fondamentaux de l'apprentissage, c'est à nous de nous prendre en main.

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