A propos

Je ne suis ni original, ni “surdoué”, ni l’élu d’une quelconque discipline.

Je ne l’ai jamais été, et je ne pense pas que cela existe.

Alors, comme tout le monde, j’ai toujours “cherché ce que je voulais faire plus tard”. Car c’est un choix.

Et ce depuis le collège. J’étais bon élève, je travaillais bien, faisais mes devoirs dans les temps, prêtais mes DM/DNS aux potes qui n’avaient “pas eu le temps”. 

Je ne faisais pas de vague, j’étudiais comme on me le disait.

Mais il y avait un vide en moi. Je passais à côté des relations sociales et travaillais sans autre but que la note.

Cela manquait de sens.

Je n’avais pas de vision ou de rêve à réaliser.

Ce constat m’a habité durant tout mon collège. C’était quelque chose qui me manquait profondément. J’avais besoin de savoir, de changement pour trouver ma voie.


Nouveau départ

C’est alors que fin 3ème, j’appris que j’allais changer de ville, fréquenter un nouvel établissement, rencontrer de nouvelles personnes.

Beaucoup auraient été tristes de quitter leurs amis, leur environnement, mais j’en étais extrêmement heureux. 

Ma vie allait prendre un nouveau tournant.

J’ai donc passé mon brevet, mention très bien, pour faire plaisir à mes parents et correspondre à ma réputation de “bon élève”. 

Je me suis préparé au déménagement, excité et pressé, négligeant même de dire au revoir à certains “amis”. 

Car l’année prochaine serait différente :

  • je passerai beaucoup de temps avec les gens
  • je ne travaillerai pas sans avoir trouvé ma passion

J’allais faire plonger mes notes, jusqu’à atteindre 11-12, et optimiser mon travail pour en faire le moins possible.

Le lycée n’est qu’une question de score après tout, personne ne regarde l’investissement.


Gagner du temps libre

C’est ce que j’ai fait : nouveaux amis, nouvel environnement, nouvelles expériences, nouveau rythme et 11 de moyenne.

Mon temps libre, c’était mes amis et mes loisirs. Le tout en cherchant ma voie, en réfléchissant, en m’interrogeant.

Car j’étais sûr d’une chose, il faut être passionné pour exceller. Il faut s’accrocher à un rêve pour avoir la force de travailler dur.

Et même si cela agaçait mes parents, tant pis, je ne sacrifierai pas mes “plus belles années” derrière un bureau.

Ces années passèrent. J’en garde de formidables souvenirs.

Mais je me souviens aussi de la fin : obtenir mon bac et choisir mes études.


Choisir sa voie

Je n’avais pas peur du bac.

J’avais développé au fil des années de nombreux processus d’apprentissage :

  • des méthodologies de mémorisation
  • des réflexes de compréhension, de structuration des connaissances
  • une très forte capacité à me concentrer

Pour avoir toujours plus de temps libre.

C’était un jeu pour moi : comment obtenir 11 en y investissant le moins de temps possible. Toujours moins, toujours plus court, toujours plus bref.

Mais ma véritable peur, c’était le choix des études.

Je comptais sur le lycée pour trouver ma voie et voilà que sans prévenir, on me demandait de la choisir. Trois années de réflexion, cela devait être suffisant, non ? Certains semblent nés avec, et moi j’avais 18 ans.

Alors pourquoi je n’avais que des pistes incompatibles, la musique, les jeux vidéos, l’informatique, l’événementiel, ...

C’est quelles études ça ? 

Malheureusement, je devais me plier au système.

Alors j’ai choisi par défaut : licence SESI (sciences exactes et sciences de l’ingénieur).

Vint la fin du lycée. Bal, soirées, “au revoirs” et “à jamais”.


Fac 1.0 - l'ennui

Bienvenue dans le nouveau monde, celui de la liberté, de l’autonomie et de l’épanouissement.

C’était la promesse sur le papier : "vous êtes des grands maintenant, vous serez traités comme tel et puisque vous avez vous-mêmes choisi vos études, vous allez adorer".

Et c’était sûrement vrai pour certains.

Mais pour moi, l’excitation de la nouveauté n’a duré qu’un mois et demi.

Les soirées lilloises, dans les appartements, les rencontres, manger à l’extérieur le midi, ne pas venir en cours afin “d’étudier à la maison”.

Ça m’est très vite passé.

J’ai renforcé mon système d’apprentissage, parce que la fac est quand même bien plus exigeante. 

Mais j’ai réussi à ne travailler que 15 heures par semaine, cours compris, afin d’obtenir mon S1.

Il suffisait de structurer les enseignements, comprendre ce qui valait des points et mémoriser le nécessaire.

Ce n’est qu’une question de méthode, lorsque l’on comprend les règles du jeu de la fac. Encore une fois, il faut juste faire un score.

Mais le reste du temps, je m’ennuyais.

La pente de l’épanouissement était raide, et je la dévalais à toute blinde. Je me trompais de sens de toute évidence, mais je ne savais pas faire demi-tour.

Le sommeil était mon refuge, la flemme mon quotidien et l’ennui mon colocataire.

L’ennui est un cercle vicieux, moins on en fait, moins on veut en faire. La curiosité s’évapore, on ne sort plus, on ne cuisine plus. J’ai dû accidentellement devenir actionnaire du kebab en bas de chez moi.

C’en devenait trop, je déprimais, je le sentais. Et cette situation allait me laisser des séquelles.

Le malheur frappe rarement au dépourvu.

Il me fallait réagir.


Le tournant, la révélation

Alors, avec des amis, nous sommes partis à la montagne. 

Un appartement à 4, du ski toute la journée, de la bière le soir, du fromage et un repos bien mérité. Tous les jours, on recommençait, c’était intense, éprouvant, mais c’était le kiff.

Je revivais.

J’y ai passé ma meilleure soirée d’anniversaire, et ce fut l'une des meilleures semaines de ma vie.

J’y ai appris davantage sur moi que durant les 2 dernières années.

J’étais requinqué.

Mais je savais aussi où je revenais. Cette idée me terrifiait.

L’ennui, le vide, le manque de sens, l’inaction.

Pas encore. Il fallait que je fuis, que je change ou j’allais devenir fou. 

L’ennui est une torture quand on ne s’y est pas résigné.

J’ai donc fait un choix. Un lundi après-midi à 15h30, durant la pause lors d’un TD d’informatique dans le bâtiment SUP/SUAOI, je suis sorti.

Je me suis assis seul sur un banc, à deux mètres du cendrier des fumeurs, pour réfléchir.

J’avais passé une trop bonne semaine au ski pour tolérer ce quotidien.

Et alors, l'illumination : j’aime les gens, les rencontres, les interactions sociales, j’aime aider et discuter, apprendre et enseigner.

Je devais partir en psychologie.

Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai récupéré mes affaires, expliqué à mes potes la décision que je venais de prendre en 5 minutes, et suis parti, pour ne plus jamais remettre les pieds sur le campus de Lille 1.

Je jubilais, j’avais eu mon illumination, j’avais trouvé ma voie.

Adieu l’ennui infini de mon quotidien !


Fac 2.0 - le kiff ?

Nous n’étions qu’en mars, mais déjà je me procurais les cours de la première année de psychologie, afin de prendre de l’avance.

Je l’étudiais à ma guise, creusant les sujets qui m’intéressaient le plus, mêlant les supports de la fac et Internet.

Enfin arriva septembre, la reprise.

A l’image de mon arrivée au lycée, j’étais heureux de changer d’environnement. Le renouveau m’a toujours plu, nouvelle destination, nouvelle rencontre, nouvelles idées, nouvelles séries, nouvelles lectures.

Avec cette fois une grande différence, j’avais ma voie. J’étais conscient de mon grand intérêt pour la psychologie humaine.

Alors j’allais kiffer.

Et c’est ce qui s’est passé.

Les 20 premiers jours.

Car une triste réalité m’a rattrapé : je n’étais pas libre d’apprendre ce que je voulais. 

En étudiant en amont les cours, j’approfondissais ce que je voulais. Mais là non, comme au lycée, il faut “la moyenne en tout” plutôt que l’excellence en quelque chose.

Je déchantais.

Même ce chemin, ces études dont j’adorais l’objet, ne me correspondaient pas.

Ce n’était pas possible, qu’étais-je censé faire ? Les études de psychologie ne me convenaient pas non plus, c’est ce que je devais comprendre ? J’étais condamné à subir plutôt qu’à m’épanouir ?

Cette redescente dans l’ennui s’est faite sur une année. Une année complète où je suis reparti dans ma méthode du “moins j’en fais, mieux je me porte”. 

J’ai eu ma première année.

Plus que 2 avant la spécialisation.

Savez-vous quel stade se trouve au-delà de l’ennui quotidien ? Perdre l’espoir d’en sortir un jour.

Et ça, c’est un grand facteur de stress.

J’ai commencé à faire des crises d’angoisse. Sans raison apparente. Ce n’était pas à cause des examens, je savais que je les aurai. Ce n’était pas mon environnement, relativement calme. 

Cela me bouffait la vie. Même mon refuge, le sommeil, s’en trouvait à présent atteint. J’avais peur de dormir, car c’est là que les crises survenaient.

Je les sentais arriver 30 minutes à l’avance. D’abord des sueurs froides, puis des décharges électriques partant de la nuque, se propageant dans mon dos et dans mon crâne.

Enfin, la crise. 

Ce qui est intéressant avec les crises d’angoisse, c’est qu’on a beau savoir ce que c’est, que ce n’est pas grave, quels sont les symptômes, comment elles se déroulent, on devient paranoïaque.

On croit faire un AVC, une embolie pulmonaire, on croit mourir.

On finit par craindre cette paranoïa, ce qui augmente les chances de faire une crise. Vous voyez le cercle vicieux.

Ennui le jour, crise la nuit, inaction quotidienne.

Moi qui croyais que je commencerai à agir sérieusement, à étudier sérieusement un domaine une fois que j’aurai trouvé ma voie.

J’étais de nouveau condamné à attendre, une nouvelle illumination, une autre révélation.

Attendre. 


Chercher sa voie, trouver sa voie

Attendre ?

Quelque chose clochait avec cette réflexion. Dans les biographies que j’avais lu, tous les génies, les grands hommes étaient passionnés par ce qu’ils faisaient.

Mais curieusement, aucun n’avait jamais attendu avant de s’investir dans un travail. Certains ont développé une passion très tôt, d’autres ont attendu longtemps, mais jamais aucun ne fut inactif.

Les biographies sont pleines de mensonges, mais elles ne réinventent pas les vies..

Les génies agissent. Ils n’attendent rien, ils font avec ce qu’ils ont et en tirent le maximum.

Ce sont des opportunistes du savoir. Ils apprennent intensément, étudient intensément, vivent intensément, saisissent leurs chances et ne s’enferment pas dans les règles d’autrui.

Les génies sont responsables de leur éducation.

Et ils avancent.

C’est donc ça, l’illumination, la voie, la révélation ou peu importe son nom.

Ce n’est pas un moment, ce n’est pas être frappé par la foudre. C’est un processus !

La voie, le génie est un processus !

J’avais compris : il ne faut pas trouver sa voie pour agir et exceller. 

C’est l’inverse, il faut agir en cherchant à exceller pour trouver sa voie. Car celle-ci est progressive.


Agir

J’ai quitté la faculté de psychologie, et ai commencé à mettre en pratique mes connaissances en psychologie humaine dans le monde du travail.

Enfin toute ma méthodologie d’apprentissage avait un sens, et se trouvait véritablement challengé par un objectif.

Je me suis fait repéré par une entreprise qui lève des fonds pour les ONG. Je suis devenu consultant.

Mon travail était d’analyser les conversations des téléconseillers avec les signataires de pétitions, afin de les convaincre de devenir donateurs.

J’ai travaillé avec Green Peace, la SPA, l’UNADEV ou encore FoodWatch.

Ce travail, je l’ai adoré. Il y avait du défi, du concret. Mes connaissances étaient utiles, et je pouvais en mesurer les résultats. De plus, cela servait des causes louables.

Puis, je me suis penché davantage encore sur mon système d’apprentissage.

Il était précieux, le résultat de plusieurs années de travail malgré tout. Je ne me rendais pas compte mais le défi d’apprendre m’importait bien plus que les connaissances en elles-mêmes au lycée et à la fac.

Je pouvais aider beaucoup de gens à faire de même. Des gens qui avaient aussi cette ambition d’excellence.

Alors, j’ai arrêté de travailler avec cette entreprise.


Et j’ai créé Marginal Sup

Sur ce site, je vais vous transmettre l’ensemble de mes processus d’apprentissage.

Mes méthodologies de :

  • de rigueur
  • de mémorisation
  • de concentration
  • de structuration du savoir
  • d’organisation de l’apprentissage

Vous allez les maîtriser.

Car je suis sûr d’une chose : le génie est un choix.

Exceller, c’est choisir d’agir intensément dans ce que l’on aime, sans s’enfermer dans le cadre ou la pensée d’autrui.

“Votre vie est limitée, alors ne passez pas votre temps à vivre la vie d'une autre personne. Ne tombez pas dans le piège du dogme qui consiste à vivre suivant le résultat de la pensée des autres. Et par dessus tout, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition.” - Steve Jobs


Alors, si :

  • vous voulez performer au plus haut niveau dans vos études
  • vous êtes ambitieux et souhaitez exceller dans votre domaine
  • construire votre apprentissage et votre carrière selon vos propres critères

Marginal Sup est fait pour vous.

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